Espace de recherche des cours de multimédias
de l'enseignante Sonia Marques
à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers
72, rue Bressigny
49100 Angers

<home>etrangers
<lectures 2001-2002> études de textes sur les nouveaux médias
<lectures 2002-2003> réunions-discussions avec les étudiants de l'option communication (jeudi matin)
<lectures 2003-2004><librairies>

ECHELON
*Echanges et lecture d'extrait du livre de
"LA SURVEILLANCE ELECTRONIQUE PLANETAIRE"
de DUCAN CAMPBELL Editions Allia (2001) (40FF/6€)

(Quatrième de couverture)
Echelon, le système de surveillance électronique mis en place par les Américains, et qui fait appel aux technologies les plus avancées, est un élément crucial du réseau mondial qui permet d'espionner toutes les communications, privées ou commerciales, à l'échelle planétaire. Sous couvert de "lotie contre le Terrorisme", conversations téléphoniques, fax, e-mails, sont interceptés et analysés à des fins économiques et politiques. Voilà ce que révèle, documents à l'appui, le rapport de Duncan Campbell rédigé pour le Parlement européen et dont la présentation a suscite l'ouverture d'une enquête internationale, confiée à la DST. C'est ce rapport explosif qui est ici rendu public pour la première fois.

L'auteur, Ducan Campbell
Né en Ecosse, Duncan Campbell est journaliste d’investigation, écrivain, consultant, et producteur de télévision spécialisé dans les questions de protection des libertés civiles. Ses enquêtes les plus célèbres ont provoqué d’importants scandales, qui ont éclaboussé plusieurs gouevrnements britanniques. La révélation de l’existence d’une agence d’espionnage électronique britannique, lui valut un retentissant procès dans lequel on requit contre lui 30 ans d’emprisonnement. Il fut acquitté. En 1998, il a rendu publique l’existence du projet Echelon.

Liens :
Revue de presse sur le (petit) livre > http://echelononline.free.fr/documents/sep_dc.htm
Information sur Echelon > http://echelononline.free.fr/
Un des sites-miroirs du Global Jam Echelon Day > http://www.cipherwar.com/echelon/
Les pages personnelles de Duncan Campbell : http://www.gn.apc.org/duncan/

Couverture du livre

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Remarques sur la discussion :

J'ai apporté des documents divers légendés, glossaires, bookmarks, chronologie du réseau Echelon, technologies utilisées pour apporter des informations au étudiants, sous formes de photocopies, ainsi que le petit livre. Ce fut l'un de mes premiers cours sur les nouveaux médias à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers et l'un de leurs premiers aussi dans les nouveaux médias. J'ai volontairement choisi de faire des lectures sur certains livres ou extraits de textes diffusés sur Internet, car il n'y avait pas à l'école d'histoire des médias, de culture multimédia, de temps de lecture, par contre l'histoire de l'art enseignée fait figure d'enseignement obligatoire. J'ai remarqué que les étudiants ne lisaient pas beaucoup en général ou ne naviguaient pas sur Internet (une seule connexion pour toute l'école). Donc pour coordonner la pratique des logiciels, de l'hypertexte, mes cours techniques, les ateliers de recherches et de création, les expositions, j'ai pris un peu de mon temps, pour instaurer un temps de lecture collectif. Les étudiants n'avaient pas encore eu de cours sur le multimédia comprenant la pratique d'Internet et la plupart n'avaient jamais utilisé d'ordinateurs, mais ils faisaient tous de la vidéo, du montage, de la photographie et du photomontage, ils avaient donc une pratique de communiquants adaptée à l'option, et suivaient les cours traditionnels d'une école des beaux-arts (sérigraphie, gravure, dessin..). Ils étaient nombreux et méfiants vis à vis des simples extraits du livre, ils découvraient une autre dimension, certains, certaines ne me croyaient pas, peut-être parce que j'étais nouvelle enseignante, peut-être parce qu'ils n'avaient pas l'habitude de discuter autours d'un texte, de dire leur point de vue, peut-être parce qu'ils ne s'attendaient pas à réfléchir autours de thèmes divers ? En tous cas, ce fut une très bonne expérience. Certains étudiants étaient très étonnés, surpris, nous avons surtout échangé autours des médias, de l'information, de la diffusion, des dispositifs de surveillance.
Sonia Marques (2001)

MARKETING VIRAL

*Echanges autour de la communication contagieuse électronique comme stratégie marketing.
Extraits de textes sur Internet.

Le bouche à oreille est le plus vieux média du monde. Le susciter sur Internet s'appelle le “marketing viral”. Il se concrétise avec la prolifération exponentielle des connexions à Internet où les responsables marketing des sites Web ont pris conscience de la puissance du bouche à oreille sur Internet. L'un des premiers exemples de l'efficacité "marketing- viral" s'est justifiée dans les œuvres cinématographiques, notamment le film "Blair Witch". Le sujet était un reportage sur la sorcellerie retrouvé dans la forêt de Burkittsvill, dont les étudiants qui l'avaient réalisé avaient disparu. Des sites sur Internet diffusaient des informations pseudo-confidentielles, des objets des protagonistes du film que l'on aurait retrouvés, alors que celui-ci n'était une fiction. L'opération "marketing- viral Blair Witch" a parfaitement fonctionné : elle suscitait la curiosité, l'intrigue (était-ce une fiction ou un réel reportage ?), et donc l'envie de voir le film.

Son fondement repose sur plusieurs caractéristiques. D'après Publicis e-Brand, l'information, simple et percutante, initiée par la marque doit "s'appuyer sur un prescripteur (un "cool hunter") qui relaye et séduit les leaders d'opinion : les "e-influents". Sa technique relève du simple marketing : la séduction s'opère en les intégrant dans la communauté d'intérêt du produit pour assurer son relais. Dans la seconde phase (le marketing viral), les e-influents deviennent des diffuseurs de l'information et la communiquent à d'autres destinataires, en général des amis, des collègues de travail par des techniques différentes : à travers les échanges d'e-mail, les forums ou les sites web.

Ainsi, les portails, les sites, les fournisseurs d'accès ne proposent des services qu'après l'enregistrement des données personnelles de l'internaute, par exemple l'e-mail, son âge, son lieu d'habitation… Ces informations collectées peuvent servir à cibler le "client potentiel" et donc à envoyer des newsletters, des bandeaux publicitaires personnalisés en fonction de certains paramètres prédéfinis tels que l'heure des précédentes visites ou le type de navigateur de l'internaute identifié grâce à son adresse IP. Le "cookie" en est le parfait exemple. D'après Maître Thibault Verbiest, avocat au barreau de Bruxelles, "un cookie est un petit fichier espion envoyé par un serveur Internet, qui s'enregistre sur le disque dur de l'ordinateur de l'internaute. Il garde la trace du site visité et contient un certain nombre d'informations sur cette visite".

Effet Tupperware (Le succès de la marque s'est bâti grâce à la propagation, d'une amie à l'autre, de l'enthousiasme suscité par le produit). Le consommateur comme cible et comme relais > http://www.lentreprise.com/article/4.1362.1.264.html par Sandrine L'Herminier mis en ligne le 26/03/2002 Extrait du N°184 - Janvier 2001 dans le e-magazine, L'entreprise.com)

Livres :
"Le marketing viral" de S. Godin [édition Maxima, Collection Savoir en action]

Liens :

  • Sur le SPAM
    Le courrier commercial non-solicité (ou Unsolicited commercial email en anglais - ou UCE), plus couramment connu sous le surnom de "spam," est un problème croissant sur Internet.
    Spamming ("polluriel" en français) est le fléau du courrier électronique et des forums de discussion sur l'Internet. Il peut interférer sérieusement avec le bon fonctionnement de services publics, sans parler de l'effet sur le courrier électronique de chaque individu. Les spammers s'emparent, en effet, de resources qu'ils prennent aux utilisateurs et aux prestataires sans compensation et sans autorisation.
    http://www.euro.cauce.org/fr/index.html
    http://www.juriscom.net/int/dpt/dpt23.htm
  • Qu'est-ce qu'un COOKIE ?
    Pour aller à l'essentiel, on peut dire qu'un cookie est un enregistrement d'informations par le serveur dans un fichier texte situé sur l'ordinateur client (le vôtre), informations que ce même serveur (et lui seul) peut aller relire et modifier ultérieurement. La technique des cookies repose sur le protocole HTTP, c'est-à-dire le protocole du web. Le fichier stocké sur votre PC est un fichier texte écrit et lu par votre navigateur. Vous pouvez le lire, le détruire, le copier, le modifier à la main si vous le souhaitez. Il ne peut pas contenir de virus ni être exécuté, il n'est pas actif.
    http://www.cnil.fr/traces/comment/cooki.htm

Livres :

"No logo. La tyrannie des marques" de Naomi Klein [Edition Lémeac/Actes sud]

(Quatrième de couverture)
Aujourd'hui, le village est "planétaire", l'adolescent "mondial" et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels qu'elles se sont de tout temps montré promptes à coloniser - panneaux d'affichage, télévision, cinéma, presse écrite - sont désormais devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant. En plantant leurs drapeaux sur des territoires jusqu'à présent vierges de toute publicité, en substituant au simple objet de consommation une image capable de le faire accé der à la dimension du mythe, les multinationales ne se sont pas contentées de boulever ser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays. Dans cette course au profit, beaucoup sont en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les droits de l'homme : l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains Etats du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après les autres et migrent sous des cieux plus complaisants, les mises à pied massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents, les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés. Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur l'Internet : ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres, à des milliers de kilomètres de chez eux, paient le tribut de la sueur et parfois du sang. Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité sociale et ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de Seattle ou de Prague l'ont prouvé : il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques.

L'auteur, Naomi Klein
Elle est née en 1970 à Montréal. Elle débute sa carrière de journaliste au Toronto Star, où elle publie des articles sur le monde du travail et le marketing. Cinq ans plus tard, elle devient reporter indépendant et s'intéresse notamment au caractère prédateur de la publicité dans nos sociétés. Elle vit actuellement à Toronto, où elle est journaliste au Globe ans Mail.

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Remarques sur la discussion :

Les discussions étaient riches mais les étudiants ne savaient pas ce qu'étaient des virus en informatique, j'ai donc décidé de faire des prochaines lectures-informations sur les virus informatiques. Difficile lorsqu'il n'y a pas encore de pratique d'Internet que de comprendre le SPAM. Pour les MARQUES et les LOGOS, avec le livre de Naomie Klein, c'était assez intéressant d'aborder ce sujet dans une option (communication) où les étudiants apprennent à concevoir des logotypes. Donc ici, la pratique se faisant, la fabrication d'images de marques, cela favorisait les échanges. Après ce cours, je préparais un sujet pour l'année 2002-2003, sur l'identité (I.D.) pour aborder et appliquer la réflexion. Sonia Marques (2002)

LES VIRUS INFORMATIQUES

*Echanges et informations autour des maladies virales en informatique

"Éloge des virus informatiques dans un processus d’écriture interactive" de Xavier Malbreil
Dans le cybermensuel Archée décembre 2002 Section CYBERCULTURE > http://archee.qc.ca/ar.php?page=imp&no=193

"De façon assez théorique, on considère que le plus vieil ancêtre du virus informatique date de 1940. Joseph Von Neumann’s étudie alors l'autoréplication des automates cellulaires. Trente ans plus tard, l’hypothèse de créer des programmes capables de contaminer des ordinateurs est avancée. Mais ce n’est qu’au mois d’octobre 1987 que l’on voit apparaître, sur plusieurs ordinateurs de l’Université du Delaware un programme appelé tout simplement « Brain ». C’est le premier virus..."

"Les virus informatiques ont ceci de commun avec les vrais virus qu’ils se lient à un système dont ils utilisent les ressources pour se répliquer. Tout comme les virus biologiques, les virus informatiques naissent, se développent, et connaissent des fortunes diverses. Certains sont rapidement éradiqués, et ne causent que peu de dégâts, tandis que d’autres sont de véritables bombes à retardement. Pour les combattre, certains chercheurs ont été amenés à étudier de près les modèles mis en place par les biologistes. Ils se sont rendu compte que l’on pouvait utiliser les mêmes techniques de recherche d'homologie pour dépister les virus et donner l’alerte. En effet, au lieu d’analyser les séquences entières d’ADN, les biologistes vont se contenter de courtes séquences de 8 à 15 acides aminés seulement, dont il vont chercher les variations. Les virus seront ainsi repérés beaucoup plus rapidement que s’il avait fallu faire des analyses exhaustives. De même les programmes d’analyse antivirale ne vont analyser que de courtes séquences de 16 à 30 octets parmi les quelques milliers qui composent les lignes de programme. Le virus informatique sera repéré par les variations qu’il introduit dans des programmes connus. Une fois les virus isolés, et c’est en cela que l’informatique se distingue de la biologie, on essaiera de soigner les programmes infectés, plutôt que de les éliminer. Il ressort de cette analogie que, de même que l’on ne pourrait concevoir un monde biologique sans virus - et puisqu’ils sont là, nous sommes bien obligés de les accepter ! - de même nous devons vivre avec les virus informatiques. Ils menacent certes la santé du corps informatique, mais ils ne le tuent pas. Peut-être même lui apportent-ils quelque chose !"

Qu'est-ce qu'un virus informatique ?

Un virus informatique est généralement un petit programme, inclus dans un programme ordinaire d'apparence anodine, qui, à l'exécution, produit des copies de lui-même dans d'autres programmes ou fichiers. Il se propage à d'autres ordinateurs à l'occasion d'échanges de ces programmes infectés. Quand il s'exécute, le virus produit souvent aussi des effets nuisibles, tels que des destructions de données, sur le poste infecté. Deux formes de virus se sont particulièrement développées ces dernières années :

  • les "macro-virus"
    Certains logiciels courants, notamment les logiciels de traitement de texte tels que Microsoft Word, ou les tableurs tels que Microsoft Excel, permettent d'ajouter des traitements spécifiques aux fonctions d'origine de ces programmes. Ces programmes spécifiques, qui portent le nom de "macro", sont associés aux documents auxquels ils s'appliquent et sont donc véhiculés avec ces derniers. Une des caractéristiques de ces virus est qu'ils sont souvent indépendants de la plate-forme; en particulier, ils peuvent attaquer aussi bien le pc que le Mac.
  • les worms (littéralement "vers")
    Contrairement aux virus traditionnels, les worms sont des programmes autonomes, qui ne se dissimulent donc pas dans d'autres programmes. Leurs objectifs sont cependant identiques : se reproduire d'ordinateur en ordinateur, habituellement au travers du réseau, et souvent y produire des dégâts en cascade.
  • Les "chevaux de Troie"
    Comme son nom le rappelle, le cheval de Troie est un programme ou morceau de programme présent sur l'ordinateur à l'insu de l'utilisateur, et capable d'actions cachées telles que collecter des informations sur l'environnement de l'ordinateur, ou servir de base à des prises de contrôle à distance. Contrairement au virus, le cheval de Troie ne se propage pas automatiquement.

La propagation des virus > Les virus ne peuvent entrer en action (pour se reproduire et pour provoquer des dommages) qu'à l'occasion de l'exécution d'un programme infecté. Son vecteur de propagation est donc toujours un programme (ou un document bureautique contenant un macro-virus), et jamais un fichier de données passives. Ainsi un virus ne peut se propager au travers du texte d'un e-mail, mais bien dans un fichier exécutable annexé, et il s'activera uniquement si l'on commet l'imprudence d'ouvrir le fichier annexé. Le caractère "programme exécutable" d'un fichier n'est malheureusement pas toujours évident à cerner : si, par exemple, les suffixes .exe, .com, .vbs, .pif dans les noms de fichier sur pc correspondent toujours à du "code" exécutable, des programmes se dissimulent parfois derrière des noms de fichiers anodins (de type image par exemple), en mettant à profit certaines faiblesses de paramétrage du pc ou du logiciel de courrier. S'il en est devenu le plus significatif, le mail n'est évidemment pas le seul mode de transport des virus : tout mode d'échange de fichier (disquette, cd, partage de fichiers en réseau, transfert de fichiers par le réseau, utilisation des "News" sur Internet, programmes de "chat" tels que irc ou icq, ...) peut offrir un cadre de propagation des virus.
Les environnements vulnérables > Du fait de la diffusion prépondérante des pc sous Windows (95/98/NT/2000) par rapport aux autres plates-formes (Macintosh, unix, ...) les virus sont beaucoup plus nombreux sous les différentes versions de Windows que dans les autres environnements. Ainsi, à l'exclusion des macro-virus dans les fichiers Word ou Excel, peu de virus circulant sur l'Internet sont en mesure de menacer les environnements Macintosh. Les utilisateurs de pc sont donc particulièrement vulnérables et doivent donc, plus que d'autres, faire preuve de vigilance. Pour la même raison, beaucoup de virus qui utilisent l'e-mail pour se propager ont été conçus de manière à exploiter les faiblesses de Outlook ou Outlook Express, produits très répandus de Microsoft. Les virus qui se propagent par ce moyen peuvent par exemple déclencher l'envoi d'un message (avec fichier annexé, évidemment) à tous les correspondants figurant dans le répertoire d'adresses électroniques local, ou encore générer une réponse à tous les messages présents dans la boîte de réception locale. Dans ces deux cas, le destinataire recevra un mail émanant donc d'une personne connue, et se méfiera peu ... Les utilisateurs d'Eudora, par exemple, s'il sont tout aussi vulnérables à l'effet destructeur des virus que les utilisateurs d'Outlook, sont beaucoup moins susceptibles de participer à la diffusion du virus.
Les programmes antivirus > Un antivirus est capable d'examiner vos disques à la recherche des "signatures" révélant la présence des virus connus par le logiciel antivirus. Il peut aussi être paramétré de manière à examiner tout fichier nouvellement créé au moment de sa création sur disque, en particulier s'il arrive par e-mail, et à rechercher une telle signature. Il peut, pour une partie des virus connus, éradiquer le virus. Il importe que la base de référence du logiciel, c'est-à-dire la liste des virus connus et leur signature, soit en permanence tenue à jour, d'où la nécessité de paramétrer le logiciel pour rafraîchir cette base très régulièrement. Cela se fait très facilement au travers de l'Internet.

Antivirus et sécurité > http://www.sophos.fr/

Des images de virus > http://www.sophos.fr/pressoffice/imggallery/virusimg/

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Remarques sur la discussion :

Il devenait urgent à la suite de ces échanges de discuter des concepteurs et conceptrices de virus et de l'esthétique qui engendra une vague d'artistes du Web et informaticiens s'emparer du "look" du pirate informatique. Car donner des informations sur des virus, c'est aussi générer de la peur, appeler à la sécurité. Les polémiques "éthiques" sont arrivées à savoir qui étaient les bons et les méchants, puis chacun, chacune faisaient le choix d'un matériel plus sûr que l'autre et certains commençaient à s'influencer d'une mode"virale" en utilisant des termes de virus. Bref la tendance était là, j'aurais souhaité concrètement montrer la manifestation d'une maladie virale, un ordinateur atteint d'un vers, mais je n'avais pas de cobayes dans mon laboratoire. Les étudiants ne tarderont pas à comprendre ce dont il était questions avec leur propre matériel... Sonia Marques (2002)

ESTHETIQUE DES HACKERS

*Echanges et informations autour du hacktivisme suite des virus.

"La police belge a arrêté cette semaine, dans la ville de Malines, une jeune femme connue sous le pseudo de "Gigabyte". Elle est soupçonnée d'avoir créé et diffusé des virus informatiques. Gigabyte est connue dans le monde des virus depuis plusieurs années. Au moins quatre d'entre eux ont pu lui être attribués, Parrot, Coconut, Sahay et Sharp. Ces quatre virus ont tous un point commun : ils affichent clairement l'animosité de leur auteur envers un homme, Graham Cluley, expert en antivirus pour l'entreprise Sophos. Il y a quelques années, Graham Cluley avait déclaré que les auteurs de virus étaient tous des hommes. Agacée par cette réflexion qu'elle considérait comme misogyne, Gigabyte avait décidé de lui prouver le contraire. Son premier ver, Parrot, était diffusé par e-mail, renommait des fichiers dans le répertoire Windows et affichait un texte insultant le spécialiste anti-virus. L'un des derniers, Coconut, lançait une jeu dans lequel il fallait lancer des noix de cocos à la tête du même Cluley. "Gigabyte s'est gagné une certaine réputation. Le fait qu'elle soit une femme dans un univers dominé par les hommes, ajouté à l'étrange relation qui la lie à Graham Cluley, en a fait une chouchou des médias", a déclaré Carole Thierault, de Sophos. Au domicile de Gigabyte, la police belge a saisi cinq ordinateurs et a fait fermer son site web. Elle a été interpellée puis relâchée. Elle est poursuivie pour sabotage informatique et risque jusqu'à trois ans de prison et 100.000 euros d'amende."
(Information sur Internet 2002)

Un passage du film Matrix :
« Trinity… La Trinity qui a piraté la basse de données des impôts ? Je pensais que c’était un homme - C’est ce que pensent la plupart des hommes »

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Chronologie des virus :

1939 : John Louis Von Neumann mathématicien hongrois écrit un article publié dans un magazine scientifique New Yorkais exposant sa théorie sur l'organisation d'automatismes complexes. Il développera l'idée de développer des petits programmes qui pourraient prendre le contrôle d'autres programmes, machines ou de structures semblables.

1947 : Une des pionnières de l'informatique, Grace Hopper , militaire conceptrice COBOL en 1957 (programme informatique) expliquait le 9 decembre 1947 la défaillance d'un ordinateur Mark 2 par la présence d'un papillon de nuit dans les circuits de l'appareil. Le rapport de Grace Hopper se concluait ainsi : "c'est le premier cas réel de bug à avoir été trouvé."

1949 : Trois jeunes programmeurs travaillent sur la théorie de Von Neumann. Robert Thomas Morris, Douglas McIlory et Victor Vysottsky travaillent pour ATT et inventent un jeu nommé Core Warrior (Core War ou Corewar). Deux programmes, respectant les règles d'un jeu, sont chargés dans la mémoire vive de deux ordinateurs et vont s'attaquer mutuellement jusqu'à ce que l'un d'entre eux plante ou ne puisse plus évoluer (ou, autre règle, si l'attaquant arrive à se reproduire dans les cellules de l'attaqué). Les programmes sont chargés dans des cellules quelconques d'un espace mémoire simulant un anneau (Core) et l'attaquant, qui ignore où sont situés les segments de son adversaire, doit le localiser puis le détruire. A tour de rôle, un programme attaque (il peut tomber sur des cellules vides...) puis c'est à lui d'attaquer ou de s'auto-réparer ou se camoufler grâce à des réplications de son code et / ou des fonctions auto-réparatrices et des fonctions de déplacements en mémoire etc. ... Ce jeu met donc en oeuvre des fonctions qui seront utilisées plus tard par les virus et les vers. On notera que Core War est écrit dans un langage de bas niveau (proche de l'assembleur) dénommé "Code Red", nom que prendra un des virus les plus virulents découvert le 4 août 2001. Le langage Code Red est, pour Core War, l'une des règles du jeu : il s'agit d'un langage dont le jeu d'instructions est volontairement limité.

1972 : Robert Thomas Morris va créer un microbe qui va mettre à mal l'IBM 360. Le virus connu sous le nom de Creeper, affichait à l'écran le message suivant : "I'm a creeper... catch me if you can!".

1972 : Suite à l'apparition de Creeper, le premier antivirus est inventé, il sera nommé la moissonneuse, The reaper. Le concept d'antivirus, vient de naître. Creeper se dupliquait lui même lorsqu'il était exécuté. Il envahissait ainsi progressivement l'ordinateur ingecté.

1980 : Le réseau Arpanet du ministère de la Défense nationale des Etats-Unis met ses techniciens à rude épreuve. Il leur faudra 3 jours pour contrer un étrange message qui apparaît et disparaît aléatoirement des machines du Pentagone.

1984 : Le docteur Frédéric Cohen explique dans sa thèse de fin d'étude les directives pour le développement d'un virus.

1984 : Sorti du premier livre traitant des virus : "Anonymat Computer" de F. Cohen. Il sortira un autre livre intitulé l'Evangile selon Fred dans lequel il explique que le virus informatique est un grave problème qui va toucher la sécurité nationale. Il va développer plusieurs virus qu'il va expérimenter sur un ordinateur VAX 11/750 de l'Université de la Californie du Sud.

1984 : Le magazine BBS Octet annonce la diffusion de plusieurs programmes virales, dont un trojan.

1986 : Le virus Brain touche plusieurs centaines d'ordinateurs. Créé par deux Pakistanais en mal de publicité pour leur boutique fraîchement ouverte. le virus est une nouveauté, il touche les logiciels en .exe et .com. Il se distribue par disquette. Les frères Alvi, les deux compères, fournissent aux touristes des copies de logiciels pirates infectés du virus Brain. Ce serait le premier virus clairement identifié et connu. Il a causé de sérieux dégâts sur les campus américains. Il s'attaquait à la "zone d'amorce" du disque dur et des disquettes.

1988 : Un virus "Vienne" fait son apparition sans grand danger. Il serait d'origine bulgare.

1988 : Peace/Mac affiche son message de paix universelle sur les écrans de possesseurs de Macintosh II.

1988 : Robert Tappan Morris, étudiant au Computer Science de l'université de Cornell, diffuse un virus au travers de l'Arpanet. 6 000 machines infectées, énorme pour l'époque. Il sera puni de 4 ans de prison et de 10 000 dollars d'amende. Il finira avec 400 heures de travail d'intérêt général. On parle de 15 millions de dollars de dégâts.

1989 : Datacrime. Trois virus font trembler les Pays-Bas et la France. La police néerlandaise propose alors un ensemble de programmes informatiques à bas prix pour lutter contre ces virus. C'est à cette époque que la France prend réellement conscience de l'existence des virus.

1991 : Le docteur Vesselin Bontchev, directeur du Laboratoire de Virologie de l'Académie des Sciences de Bucarest écrit un article sur le fait que son pays est le leader mondial dans la production de virus.

1991 : Diffusé par une disquette vendue dans la revue Soft et Micro, le virus Frodo/4096 arrive en France. Le Clusif (Club de la sécurité des systèmes d'information français) propose sur son serveur une procédure de détection et de décontamination pour lutter contre Frodo. Le serveur enregistre 8 000 connexions.

1991 : Le virus Jérusalem fait des petits. Jerusalem.b vient d'apparaître au Pérou. Son auteur affichera son nom et son numéro de téléphone au lancement de ce virus.

1992 : Le virus Michel Angelo fait la une des journaux. Il va toucher 200 000 machines, sur les 15 millions annoncées. Le virus affichait la photo de la Joconde.

1993 : Des virus nommés Katia, le Fripon ou F03241 débarquent.

1996 : 8 000 virus sont répertoriés en 6 catégories.

1998 : Une nouvelle race de virus vient d'apparaître. On le nomme Trojan. Un logiciel capable d'espionner les faits et geste d'une cible infectée. Le premier connu se nomme Back Orifice. Les créateurs se nomment The Cult Dead Cow.

1998 : D'après les chiffres publiés par Dr Salomon's, éditeur d'antivirus, on recensait 17 745 virus différents en 1998, contre 18 en 1989.

1998 : Des virus apparaissent dans le jeux comme forme de protection anticopie. Pour n'en citer qu'un "Gforce 360" de Sega sur Amiga. Le jeu se bloquait avec un message des auteurs du jeu "Voilà un jeu copier. Tu l'as acheté contacte nous. Tu es un pirate ? dommage !"

1999 : CIH aka Tchernobyl. Un virus qui effaçait toutes les données d'un disque dur. Petit plus, il abîmait les informations de la carte mère. il apparaît tous les 2 avril, date de l'explosion de la centrale nucléaire du même nom.

1999 : Mélissa ouvre le bal à une nouvelle forme de virus. Ce virus est l'un des premiers à exploiter la technique de mass-mailing. Il volait les 50 premières entrées des carnets d'adresses.

1999 : Freelink, un virus en VBS, de la famille de Mélissa.

1999 : BubbleBoy. Le premier virus a exploiter une faille de sécurité dans Internet Explorer 5 pour s'exécuter automatiquement lorsque le message qui l'abritait était lu.

7 février 2000 : Attaque de masse contre les principaux sites de la planète (Yahoo - Amazon - CNN - Ebay). Ce n'est pas un virus qui agit, mais une technique employée par certains virus, une attaque de DDoS. Des millions d'informations sont envoyées vers un serveur pour le bloquer.

2000 : Apparition d'un canular nommé Sulfnbk. Il propose d'effacer un virus présent dans les Pcs. Seul probléme ce programme existe bel et bien dans les ordinateurs. Et pour cause, Sulfnbk est un logiciel utile pour le bon fonctionnement de Windows. Ce canular aura d'autres variantes sous les noms de jdbgmgr et setdebug.

2000 : Le virus Stages, écrit en VBS, est le premier virus a toucher les extension shell, .shs.

2000 : le virus "I Love You" provoque l'effroi sur Internet par sa contagion très rapide. On parle de plus de 8 milliards de dollars de dégâts. Des millions d'internautes ont reçu le message : "LOVE-LETTER-FOR-YOU.TXT.VBS". Le virus, d'origine des Philippines aura fait pas mal parlé de lui aussi en raison du manque de loi visant les créateurs de ce genre de microbe.

2000 : Le virus QAZ, origine chinoise. Ici nous n'avons plus vraiment à faire à un virus, mais à un cheval de Troie. Son but n'est pas de se reproduire, mais de surveiller la cible infectée.

2000 : La cohorte des virii de la famille de I love débarque. Ils se nomment Hybris, Anna Kournikova ou encore Sircam. Hybris arrive sous la forme d'un message titrée Blanche neige et les 7 nains ou encore ahahahahah. Pour ce qui est du virus Kournikova, il a été crée avec un générateur de virus. Nous vous expliquons d'ailleurs comme l'auteur de Kournikova n'a rien inventé dans un reportage sur ce sujet dans notre dossier virus sur zataz.com

2001 : La tendance est à l'utilisation de faille logiciel. Le plus efficace, Cod red va utiliser la faille ida de Windows NT4, dans les serveurs IIS. Il infecte les serveurs et modifie la page de index du serveur par un message signé Chinese.

2001 : Zperm le virus qui se métamorphose. Il est de la famille des virus "métamorphiques". Il change de formes, de noms, de tailles, de porteur pour passer inaperçu.

2001 : Un virus politique, nommé Mawanella, a pour but d'informer les internautes des massacres visant les musulmans au nord du Sri Lanka. Ce genre de virus politique va prendre son essor avec les troubles en Palestine avec, par exemple, un virus nommé sharon.

2001 : Code red va donner suite à des ver comme Nimda qui exploit" un défaut dans Internet Explorer 5, Outlook et Outlook Express. Code red avait aussi une action plus politique. Sur trois semaines il attaquait la Maison Blanche, puis des serveurs web pour finir muet et se reposer jusqu'au mois suivant. la même fonction politique sera utilisée par le virus Yaha.

2002 : L'auteur de Melissa, David Smith, condamné une amende de 5 000 dollars et à 20 mois de prison.

2002 : Codemaster, société éditrice de jeux vidéo ressort la sécurité virale pour ses logiciels. Nommé F.A.D.E., cette protection virale modifie les fonctions du jeu en cas de copie.

2002 : A peine sorti, déjà malade. La plate-forme de Microsoft, .NET, déjà victime d'un virus. Son auteur, une jeune fille de 17 ans nommait Gigabyte. Le virus, nommé Sharpei, est écrit en C-Sharp le code de .NET.

2002 : Un virus pour Linux et windows. Une découverte de Symantec. le virus, nommé linux.simile infecte les plates-formes Windows et Linux. Un ver Polymorphique métamorphique.

2002 : Le virus Klez va être la plait du premier semestre de cette année. Découvert en janvier il frappe chaque 6ème jour de chaque mois. Ce ver peut modifier et effacer images, mp3, code html ainsi que des logiciels comme Word, Excel, ...

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Définition du mot HACKER dans le jargon informatique :
[programmation] # 1. n. m. À l'origine, programmeur de génie, terme parfois employé pour bidouilleur. Le terme de Hacker a perdu son prestige depuis le Crackdown de 1990, lorsque le système téléphonique US a globalement disjoncté, du fait d'une erreur de programmation des opérateurs, qui accusèrent pourtant le monde des BBS. Désormais, et surtout du fait des journalistes, le terme désigne surtout les pirates des réseaux. Voir aussi cracker. Les hackers existent depuis longtemps : bien avant les ordinateurs, ils bidouillaient déjà, entre autres, les tableaux de commande des ascenseurs, de sorte que le fait d'appuyer sur un bouton pouvait vous envoyer à peu près n'importe où entre le rez-de-chaussée et le dernier étage...
http://www.linux-france.org/prj/jargonf/H/hacker.html

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Comment devenir un hacker ?

Texte original "How To Become A Hacker" Eric Steven Raymond
(2001) > http://www.catb.org/~esr/faqs/hacker-howto.html

"Il existe une communauté, une culture partagée, de programmeurs expérimentés et de spécialistes des réseaux, dont l'histoire remonte aux premiers mini-ordinateurs multi-utilisateurs, il y a quelques dizaines d'années, et aux premières expériences de l'ARPAnet [le réseau connu aujourd'hui sous le nom d'Internet, NDT]. Les membres de cette culture ont créé le mot "hacker''. Ce sont des hackers qui ont créé l'Internet. Ce sont des hackers qui ont fait du système d'exploitation Unix ce qu'il est de nos jours. Ce sont des hackers qui font tourner les newsgroups Usenet et le World Wide Web. Si vous faites partie de cette culture, si vous y avez contribué et si d'autres personnes qui en font partie savent qui vous êtes et vous considèrent comme un hacker, alors vous êtes un hacker. L'état d'esprit d'un hacker ne se réduit pas à cette culture des hackers du logiciel. Il y a des gens qui appliquent l'attitude du hacker à d'autres domaines, comme l'électronique ou la musique. En fait, on trouve cet esprit à l'état le plus avancé dans n'importe quel domaine de la science ou des arts. Les hackers du logiciels reconnaissent cette similitude d'esprit, et certains affirment que la nature même du hacker est indépendante du domaine particulier auquel le hacker se consacre réellement. Mais dans la suite de ce document, nous nous concentrerons sur les aptitudes et les attitudes des hacker du logiciel, et sur les traditions de la culture partagée qui a créé le terme "hacker''. NB: il y a un autre groupe de personnes qui s'autoproclament des "hackers'', mais qui n'en sont pas. Ces gens (principalement des adolescents de sexe masculin) prennent leur pied en s'introduisant à distance dans les systèmes informatiques et en piratant les systèmes téléphoniques. Les vrais hackers appellent ces gens des "crackers'' et ne veulent rien avoir à faire avec eux. Les vrais hackers pensent que les crackers sont des gens paresseux, irresponsables, et pas très brillants. Malheureusement, de nombreux journalistes se sont laissé abuser et utilisent le mot "hacker'' quand ils devraient utiliser le mot ``cracker''. Cela ne lasse pas d'irriter les vrais hackers. La différence fondamentale est la suivante: les hackers construisent des choses, les crackers les cassent."

Traduction, réalisée le 23 Nov 1997, du texte original anglais d'Eric S. Raymond, daté du 07 Nov 1997
http://www.webstore.fr/~tahiti/hacker-howto-fr.htm

Voir aussi la réécriture (version 1.0) par Antoine Moreau le 28 Décembre 99 du texte "How to be a Hacker" de Eric S. Raymond
> http://www.freescape.eu.org/biblio/article.php3?id_article=65
Antoine Moreau [Un des principeaux animateur de "Copyleft Attitude" qui a pour objectif de faire connaitre et promouvoir la notion de copyleft dans le domaine de l'art contemporain.] remplace le titre "Comment devenir un hacker ?" par " Comment devenir un artiste ?" et donne ainsi sa vision de l'art contemporain en France.

Liens :

Licence Art Libre, la copyleft attitude > http://artlibre.org/
"Le copyleft permet la création collective d'objets numériques qui peuvent être librement copiés, donnés et modifiés. En quoi la création des logiciels libres peut-être un modèle pour l'art contemporain? Aujourd'hui, nous devons surtout nous protéger des marchands extrémistes, nos prédateurs contemporains. Le simple droit d'auteur est impuissant à cela..."

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Livres :

"Le Cyberlexis - Dictionnaire du Jargon Informatique" de Eric S. Raymond, Éditions : Masson (1997) (31€)
Traduction du célèbre "Hacker's dictionary" américain, cet ouvrage réunit le jargon apparu spontanément aux États-Unis depuis les années soixante dans les milieux informatiques. Il traduit aujourd'hui l'extraordinaire capacité d'invention d'une culture qui génère ses propres mythes, ses sagas, son humour... Des néologismes évocateurs, parfois provocateurs, des rimes, des calembours, un sens de l'absurde et de la dérision, voisinent avec des termes techniques liés aux divers domaines de l'informatique.

Liens : Le site d'Eric S. Raymond The Jargon File http://www.catb.org/~esr/jargon/
Le jargon informatique version française > http://www.linux-france.org/prj/jargonf/

L'auteur, Eric Steven Raymond :
Il est un hacker de longue date. Depuis l'époque de l'ARPAnet vers la fin des années 1970, il a observé et pris part à l'émergence des cultures hacker et l'Internet avec émerveillement et fascination. Il a vécu sur trois continents et oublié deux langues avant l'âge de quatorze ans, et il aime à penser que cela renforça sa vision anthropologique du monde. Il a étudié les mathématiques et la philosophie avant d'être séduit par les ordinateurs, et a aussi rencontré un certain succès en tant que musicien (en jouant de la flûte sur deux albums). Plusieurs de ses projets open source sont intégrés dans toutes les distributions majeures de Linux. Le plus connu est probablement fetchmail, mais il a aussi contribué de façon importante à GNU Emacs et ncurses. Il est actuellement le mainteneur de termcap, un de ces travaux apportant peu de reconnaissance mais qu'il est si important de bien faire. Eric est aussi ceinture noire de Tae Kwon Do et aime tirer au pistolet pour se détendre. Son arme favorite est le classique semi-automatique .45 modèle 1911. Parmi ses travaux en tant qu'auteur, il a compilé le dictionaire intitulé "The New Hackers Dictionary" et est co-auteur de l'ouvrage "Introduction à GNU Emacs" ("Learning GNU Emacs") paru chez O'Reilly. En 1997, il a posté un essai sur le Web intitulé "La cathédrale et le bazar" ("The Cathedral and the Bazaar") qui est considéré comme un élément clé ayant conduit Netscape à ouvrir le code source de son navigateur. Depuis lors Eric surfe adroitement sur la vague du logiciel Open Source. Récemment, il a disséqué l'histoire d'une série de mémos internes de chez Microsoft concernant Linux et la menace que constitue le logiciel open source selon Microsoft. Ces documents appelés Halloween (en raison de la date de leur découverte, le 31 octobre) furent à la fois une source d'amusement et la première confirmation d'une réaction qu'un grand conglomérat logiciel a montré face au phénomène Open Source.

 

"Il était une fois Linux : L'Extraordinaire Histoire d'une révolution accidentelle" de Linus Torvald, David Diamond
(2001) (15 €)
(Quatrième de couverture) II y a aujourd'hui dix ans, un étudiant finlandais nommé Linus Torvalds s'enfermait plusieurs mois dans sa chambre, rideaux tirés, pour un long tête-à-tête avec son ordinateur. Le résultat : un nouveau système d'exploitation. Qu'allait-il en faire ? Le garder pour son usage personnel ? Le vendre à une société de logiciels ? Rien de tout cela. Linus décide de rendre le fruit de son travail librement accessible sur Internet en invitant toute personne intéressée à l'améliorer. L'UNIX libre de Linus, baptisé Linux, était né et avec lui, une nouvelle manière de concevoir les logiciels qui allait bouleverser l'univers de l'informatique. La suite des événements fera date dans l'histoire. Linus Torvalds est devenu la figure emblématique du monde du logiciel libre. Son puissant système d'exploitation est aujourd'hui un acteur de tout premier plan de l'industrie informatique. La méthode de conception utilisée, nourrie de passion volontaire, fait de Linux le plus vaste projet de création collective qui ait jamais existé.

Liens : Les sites officiels Linux > http://www.linux.com - http://www.linux.org - http://linuxfr.org

 

"L'Ethique Hacker et l'Esprit de l'ère de l'information" de Pekka Himanen, Claude Leblanc (2001)
(Quatrième de couverture) « Il y avait la rock'n'roll attitude, il y a désormais la "hacker attitude", un modèle social pour l'ère post-industrielle », expliquait Libération lors de la parution de ce livre au début de l'année 2001 aux États-Unis. On considérait jusqu'à présent le « hacker » comme un voyou d'Internet, responsable d'actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. L'essor du Net a contribué à cette mauvaise réputation, certes tronquée et trompeuse, des flibustiers de la grande toile. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l'ère de l'information. Il les considère comme les véritables moteurs d'une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l'argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l'éthique protestante, telle qu'elle est définie par Max Weber, du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd'hui. Cet essai de Himanen - déjà salué par la critique aux États-Unis et au Japon - ouvre de nouvelles voies pour penser l’avenir des sociétés post-industrielles et la transformation en cours du capitalisme.

L'auteur, Pekka Himanen :
Il a obtenu son doctorat de philosophie à l'université d'Helsinki à l'âge de 20 ans. Sa quête continuelle du sens lié au développement technologique lui a permis de nouer un dialogue avec des universitaires, des artistes, des responsables politiques et des chefs d'entreprises. Il travaille à l'université d'Helsinki ainsi qu'à l'université de Californie à Berkeley.

« Je définis les hackers au sens originel du terme : ces gens fascinés par la programmation et qui veulent partager leur connaissance avec les autres. J’ai étudié les discours des gens qui ont conçu l’Internet, le World Wide Web, Linux : Vinton Cerf, Tim Berners-Lee, Linus Torvalds, la communauté des hackers en général. Les mêmes mots reviennent toujours : la passion, le jeu, le plaisir, l’échange et le partage. Cette attitude des hackers s’oppose radicalement à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, et qui domine le monde d’aujourd’hui : celle du travail comme devoir, comme valeur en soi. Où vous devez juste effectuer votre travail, peu importe en quoi il consiste. Où la souffrance est même assez noble. Cette attitude caractérise l’ère industrielle. Dans l’éthique hacker, vous faites quelque chose que vous trouvez intéressant et gratifiant en soi, grâce auquel vous pouvez vous réaliser et créer quelque chose qui a une valeur sociale. » (P. Himanen, dans le journal Libération, 25 mai 2001)

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Remarques sur la discussion :

Le monde "nouveau" et complexe pour les étudiants d'art à Angers, de l'informatique, coordonné aux discussions multiples avec les enseignants désireux de mettre fin à leurs virus sur leurs ordinateurs a entraîné, des confusions assez comiques, qu'il me fallait éclaircir. Depuis la thématique sur les virus et "comment dévirussé son ordinateur", discussion très technique, nous avons essayé de comprendre les concepteurs, le hacktivisme, jusqu'aux œuvres numériques d'artistes qui aujourd'hui travaillent avec ces nouvelles "esthétiques". J'étais bien placée pour informer sur ces panoplies usées par certains artistes et des enjeux politiques du domaine du "libre", de l'open source. Pour beaucoup je parlais dans un code inconnu et c'est ainsi que je voyais la province des beaux-arts éloignée mais pour certain, certaine, le sujet touchait des questions plus larges sur la notion d'auteur, d'artiste aujourd'hui face à sa création et sa pratique avec des outils informatiques. Mais je continuais, cette année à enseigner dans un no man's land (et no woman's land ;-.) Passionnant !...
Quelques mots ouvraient les réponses aux questions trop techniques :
- hacker - éthique hacker - citoyen - le rapport au temps - le rapport au travail - le rapport à l'argent - culture de la vitesse - frontière entre le travail et le privé - flexibilité - stabilité - détermination - contrôle des résultats - passion - motivation par la valeur sociale - dimension d'ouverture - créativité - partage - liberté - néthique - culture d'apprentissage ouverte - culture d'apprentissage fermée - valeur d'activité - valeur d'attention envers les autres - créativité -
Sonia Marques (2002)

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