Espace de recherche des cours de multimédias
de l'enseignante Sonia Marques
à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers
72, rue Bressigny
49100 Angers
<home>etrangers
<lectures 2002-2003> études de textes sur les nouveaux médias,(vendredi matin)
<lectures 2002-2003> réunions-discussions avec les étudiants de l'option communication (2e année)
<lectures 2001-2002><librairies>


ADA DE LOVELACE

*Echanges et lecture du texte (extrait) :
Tissages du futur : tramer ensemble femmes et cybernétique, Sadie Plant
[Depuis "Cybersexualities. A reader on Feminist Theory, Cyborg and Cyberspace", Edinburgh University Press, 1999, Edition : Wolmark Jenny]

Ce texte photocopié et distribué aux étudiants est tiré du livre "Connexions : Art, réseaux, media" de Annick Bureaud, Nathalie Magnan (2002) Editions : ENSBA (voir plus bas, les informations sur ce livre, paragraphe CONNEXIONS)

Résumé (Nathalie Magnan, Annick Bureaud)

L'histoire de la relation des femmes à la technologie dément le lieu commun d'une technophobie féminine. Sadie Plant nous rappelle ici la place essentielle qu'ont occupées les femmes dans l'histoire des sciences. Tout d'abord elle restitue l'apport d'Ada Lovelace, figure mythique des femmes dans la technologie. En 1843, Ada conçoit ce que l'on appelle aujourd'hui le logiciel et elle imagine les applications qui verront le jour un siècle plus tard : compositionh de musiques complexes et production de graphiques. La partie noble de la technologie était alors réservée aux hommes : la construction des machines, le matériel. On peut dire que Freud (1933) a laissé entendre que les femmes n'avaient apporté aucune contribution à l'histoire des csiences, sauf peut-être par le tissage. Or tisser c'est une des formes les plus archaïques de la technologie qui finalement a joué un rôle déterminant dans l'histoire. Sadie Plant associe ces deux éléments, et fait émerger des histoires oubliées par le machisme qui construit l'Histoire. Elle réécrit d'une autre manière cette histoire des csiences en y réintégrant le rôle, la place des femmes, et le sens de leurs interprétations.

L'auteure, Sadie Plant
Auteure de "Zeros and Ones", un livre sur la cybernétique et la sexualité. Elle s'intéresse également aux questions liées à la drogue, à la musique, ainsi qu'aux mutations économiques, culturelles et techniques contemporaines. Elle a un doctorat en philosophie. Enseignante pendant 5 ans dans le département "cultural studies" à l'Université de Birmingham, elle est actuellement chercheur en culture cybernétique à l'Université de Warwick. Autres ouvrages : The most radical gesture et Writing on drugs.

* Qui est ADA ?

Ada Lovelace, a écrit le tout premier programme informatique : Augusta Ada King, comtesse de Lovelace (née Byron) Mathématicienne britannique (Piccadilly Terrace, Londres, 1815 — Londres, 1852). Ada de Lovelace est la fille du poète Byron, qu'elle ne connut cependant jamais, son père ayant quitté sa mère deux mois après sa naissance ; elle épousa en 1835 William King, qui fut fait comte de Lovelace trois ans plus tard et duquel elle eut trois enfants. Ada de Lovelace rencontra Charles Babbage en 1833, lors d'une démonstration de sa «machine différentielle», puis collabora avec lui durant une dizaine d'années. Le «moteur analytique» que Babbage cherchait alors à mettre au point peut être considéré comme l'ancêtre mécanique des ordinateurs. Ada de Lovelace rédigeait des «diagrammes» pour cette machine qui fonctionnait à l'aide d'engrenages ; ses diagrammes avaient pour but d'expliquer comment devait procéder la machine pour arriver au résultat recherché — ce qui correspond à la programmation de l'ère informatique. Sur le plan théorique, elle publia en 1843 une étude démontrant que le procédé de Babbage permettait d'économiser du temps de travail — autre idée préfigurant la «révolution informatique». Enfin, selon elle, les mathématiques pouvaient être appliquées à l'astronomie et à la physique, ce qui était très controversé à l'époque. Elle se mit à jouer, peut-être dans l'espoir de financer les travaux de Babbage, puis se sépara de son mari ; malade, elle mourut isolée, à trente-sept ans. Le langage de programmation Ada, mis au point en 1979, a été ainsi baptisé afin de lui rendre un hommage posthume.
( © 2001 Hachette Multimédia / Hachette Livre)

Liens :

Réseau belges sur les femmes et nouvelles technologies > http://www.ada-online.org/index.html
Digitales est un projet du réseau belge ADA > http://www.digitales-online.org/2004/home.php
Histoire de l'informatique, galerie de portrait > http://www.histoire-informatique.org/portraits/l.html

Livre :

Ada, The Enchantress of Numbers, by Betty Alexandra (Toole Ed.D. and published by Strawberry Press)
http://www.thocp.net/biographies/lovelace_ada.html

* Langage de programmation

On appelle langage informatique un langage destiné à décrire l'ensemble des actions consécutives qu'un ordinateur doit exécuter. Les langages naturels (l'anglais, le français) représentent l'ensemble des façons qu'ont un groupe d'individus de communiquer. Les langages servant aux ordinateurs à communiquer n'ont rien à voir avec des langages informatiques, on parle dans ce cas de protocoles, ce sont deux notions totalement différentes. Un langage informatique est une façon pratique pour nous (humains) de donner des instructions à un ordinateur. Un langage informatique est rigoureux: à CHAQUE instruction correspond UNE action du processeur. Le langage utilisé par le processeur, c'est-à-dire les données telles qu'elles lui arrivent, est appelé langage machine. Il s'agit d'une suite de 0 et de 1 (du binaire) mais pour plus de "clarté il peut être décrit en hexadécimal. Toutefois le langage machine n'est pas compréhensible facilement par l'humain moyen. Ainsi il est plus pratique de trouver un langage intermédiaire, compréhensible par l'homme, qui sera ensuite transformé en langage machine pour être exploitable par le processeur.

Les langages informatiques peuvent grossièrement se classer en catégories:

Langage interprété > Un langage informatique est par définition différent du langage machine. Il faut donc le traduire pour le rendre intelligible du point de vue du processeur. Un programme écrit dans un langage interprété a besoin d'un programme auxiliaire (l'interpréteur) pour traduire au fur et à mesure les instructions du programme.
Langage compilé > Un programme écrit dans un langage dit "compilé" va être traduit une fois pour toutes par un programme annexe (le compilateur) afin de générer un nouveau fichier qui sera autonome, c'est-à-dire qui n'aura plus besoin d'un programme autre que lui pour s'exécuter (on dit d'ailleurs que ce fichier est exécutable).
Langages intermédiaires > Certains langages appartiennent en quelque sorte aux deux catégories (LISP, Java, Python, ..) car le programme écrit avec ces langages peut dans certaines conditions subir une phase de compilation intermédiaire vers un fichier écrit dans un langage qui n'est pas intelligible (donc différent du fichier source) et non exécutable (nécessité d'un interpréteur). Les applets Java, petits programmes insérés parfois dans les pages Web, sont des fichiers qui sont compilés mais que l'on ne peut exécuter qu'à partir d'un navigateur internet (ce sont des fichiers dont l'extension est .class).

Liste d'exemple et leur domaine d'application principal :

ADA > Le temps réél [compilé]
BASIC > Comme son nom l'indique... [interprété]
C > Programmation système [compilé]
C++ > Programmation système objet [compilé]
Cobol > Gestion [compilé]
Fortran > Calcul [compilé]
Java > Programmation orientée interne [intermédiaire]
Pascal > Enseignement [compilé]
Prolog > Intelligence artificielle [interprété]
Perl > Traitement de chaînes de caractères [interprété]

+ d'informations > http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761575695/programmation_langage_de.html

Les informaticiens ne sont pas tous des programmeurs, toutefois. Plusieurs d'entre eux font plutôt de la recherche. Une des branches de recherche possibles est l'intelligence artificielle. Les chercheurs dans ce domaine essaient de déterminer si oui ou non les machines peuvent penser comme les hommes, et ils essaient de créer des machines intelligentes. D'autres chercheurs essaient d'améliorer les ordinateurs qui existent déjà; ils étudient comment rendre les systèmes plus efficaces, ou comment mieux utiliser les programmes. Ils peuvent aussi développer de nouvelles méthodes de programmation. Les chercheurs en informatique travaillent souvent dans des universités ou dans les départements de recherche de compagnies technologiques. Une branche de la science reliée à l'informatique est le génie informatique. Les ingénieurs informatiques étudient les techniques de dessein, de direction, et d'entretien des programmes d'ordinateurs. Certains ingénieurs informatiques créent les structures physiques des machines que les programmes d'autres scientifiques font opérer. Il y a des ingénieurs qui créent des nouvelles technologies informatiques, et d'autres encore qui étudient des systèmes informatiques compliqués. Avec la cyberculture, ds ponts entre art et sciences sont jetés, entre art et code, des arristes, informaticiens, programmeurs, chercheurs se sont lancés dans de nouvelles productions.

* TISSER

La mécanographie trouve son origine au début du XVIIIe siècle avec l’utilisation de cartes perforées par Joseph Marie Jacquard dans son métier à tisser (mécanique Jacquard). Une série de cartes définit le motif à tisser. La série de cartes perforées peut se comparer aux instructions d’un programme informatique. Puis, Charles Babbage au XIXe siècle reprend l’idée d’une machine à cartes perforées pour la construction de sa “machine analytique”. Cette machine devait fonctionner au moyen d’un programme, suite d’instructions perforées sur des cartes. Les programmes étaient écrits grâce à un langage de programmation très simple. Le premier programme fut conçu et écrit par Lady Ada Lovelace. Elle observa poétiquement : “De même que le métier à tisser de Jacquard tisse des fleurs et des feuilles, la machine analytique tisse des motifs algébriques”. Hélas, la machine analytique ne vit jamais le jour, car le financement et la technologie mécanique de l’époque n’étaient pas suffisants pour en permettre la réalisation.

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1>2> Métier à tisser Jacquard (1812) __________________________________3> Machine différentielle (1823)


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4> Premier ordinateur de Konrad Zuse (1936) _______________5> Autrer ordinateur de Konrad Zuse (1941)

Voir d'autres images > La collecte et le regroupement de plus de 500 éléments et équipements représentant l’Histoire de l’Informatique (de la roue dentée à Internet …). http://www.aconit.org/aconit/htm_fr/expositions/mecanographie/indexmecano.htm

Le texte et la machine de Pascale Gustin, février 2003, publié dans le cybermensuel ARCHEE Section CYBERTHÉORIE
http://archee.qc.ca/ar.php?page=imp&no=195
"Le codage binaire a été utilisé sous une forme symbolique très tôt, en chine, avec le système divinatoire du Yi-King. Le Yi-King est un ensemble de 64 hexagrammes constitués d'une collection d'images symboliques représentatives d'un certain ordre de l'univers et était utilisé pour procéder à diverses interprétations divinatoires. Ces images symboliques résultent de l'assemblage et de la combinatoire de traits pleins et de traits brisés représentant les deux états essentiels par lesquels chaque être et chaque chose sont appelés à se mouvoir et à se transformer. Mais c'est le philosophe anglais Francis Bacon (1561-1626) qui fait de ce principe binaire un système à part entière afin de pouvoir transmettre des messages de manière rapide et sûre 5. Dans ce sens le "code", l'acte de coder un message serait en somme la transcription de celui-ci dans une langue "non-naturelle". Mais le mot de code se dérobe à mesure qu'on souhaite en saisir le sens. A l'origine du mot, nous trouvons le codex, c'est à dire la planchette, le recueil; nous avons également le code juridique qui est l'ensemble des lois qui régissent une société, signification qui n'est pas sans rappeler la programmation puisqu'elle-même est régie par une syntaxe, un ensemble de règles auxquelles on ne peut déroger d'aucune manière sous peine de "planter" le programme. Nous avons également le code vestimentaire ou le code génétique. Le code serait en quelque sorte un moyen de conservation et de transmission d'informations, un support de significations non spécifiquement humain. L'écriture pourrait être une sorte de code plus souple où le sens est tissé de différentes manières : les lettres avec les lettres une à une ou par grappes, les mots ensembles pour former des phrases et les phrases tissées les unes aux autres, interagissant les unes avec les autres au cours de la lecture, nouant liens de sens et de significations afin de former le texte. On utilise l'expression "le fil de la lecture" ou "au fil du texte" pour parler de cet écheveau du sens qui prend forme au moment du "déchiffrement". Le texte est une trame de significations, dont les fils se croisent et s'entrecroisent entre les lettres elles-mêmes, les mots, les sons, dans le texte et entre le texte et le lecteur. Le mot texte vient du terme latin "texere" qui signifie tisser."

Guillier, François. http://www.histoire-informatique.org/
"Les premiers ordinateurs étaient en quelque sorte programmés "en direct" à l'aide de fiches et de fils reliés ensembles. Si la fiche est connectée, le courant passe, la valeur est donc 1, à l'inverse, l'absence de connection prend la valeur 0. Pour faire fonctionner un programme, il fallait donc connecter une à une des centaines de fiches et de fils entre eux. Le temps de mise en route d'un programme était trés important; les erreurs fréquentes et pénibles à retrouver. On devait suivre chaque fils pour voir où il était relié au milieu de paquets de fils entrelassés les uns dans les autres. Plus tard, dans les années 50 et 60 les fils électriques seront remplacés par des valeurs situées en mémoire. Les ingénieurs imaginèrent ensuite un moyen de simplifier les opérations de programmation. On substitua à un ensemble d'instructions, un code dit mnémotechnique, plus facile à retenir. Ces premiers langages permettaient d'effectuer rapidement des taches complexes sur les machines, mais restaient encore malaisés d'utilisation car trés proche du code de la machine (exemple : le langage assembleur). Peu à peu, les langages devinrent plus performants. L'utilisation des premiers compilateurs firent des machines, des outils plus souples et faciles à utiliser (avec le fortran). De véritables mots furent employés et les instructions au fur et à mesure de l'évolution des langages devinrent plus compréhensibles pour l'homme, encodèrent des algorithmes entiers et rendirent ainsi la conception des programmes rapide et efficace. L'arrivée des interfaces graphiques donnera par la suite les moyens à tout utilisateur non-informa- ticien, d'effectuer facilement, rapidement, par l'intermédiaire de l'écran graphique des taches compliquées pré-programmées."

* Cyberculture

A lire en français de articles sur le cybermensuel Québécois en ligne a r c h é e > http://www.archee.qc.ca/
Depuis 1997, 80 articles portant sur la cyberculture artistique, 42 entretiens avec des intellectuels, des artistes et des théoriciens, 58 articles sur la théorie du cyberart...

Cybernétique :

  • La cybernétique (du grec kubernân, qui signifie diriger) est une science fondée en 1948 par le mathématicien américain Norbert Wiener (dans Cybernetics, or Control and Communication in the Animal and the Machine). La cybernétique se définit comme la science des systèmes, un système étant lui-même défini comme un ensemble d'éléments en interaction, dont le tout est supérieur à la somme des parties, c'est-à-dire dégage des propriétés que ne possèdent pas ses éléments pris séparément. Les interactions entre les éléments peuvent consister en des échanges de matière, d'énergie, ou d'information. Dans son bestseller The Human Use of Human Beings : Cybernetics and Society, Norbert Wiener popularisa la cybernétique en exposant ses implications sociales. Pour ce faire, il établit des analogies entre la société humaine et des systèmes automatiques tels que les machines à vapeur régulées. La cybernétique est souvent associée dans les esprits de beaucoup de gens à la robotique, à cause des utilisations telles que Sirius Cybernetics Corporation de Douglas Adams et le terme de cyborg, terme popularisé par Clynes et Kline en 1960. En termes savants, c'est, toutefois, l'étude des systèmes et de la commande dans un sens abstrait.
    [Article de l'encyclopédie libre WIKIPEDIA en ligne > http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%E9tique ]


Cyberfeminisme :

  • Cyberfeminisme: Révolution, Conférence à Paris, Zelig2 , Dec-14-2002 de Cornelia Sollfrank
    Traduction Nathalie Magnan, Germinal
    http://www.artwarez.org/aw/content/orange_revofr.html
    Site de l'artiste Cornelia Sollfrank http://www.artwarez.org/ et aussi : http://www.obn.org/ ( Old Boys Network)
    Cornelia Sollfrank (Celle/Berlin/Hamburg) is an artist whose central concerns in her conceptual and performative works in 'mixed media' are the relation between art and politics, subversive potential of new media art, the advent of a new image of the artist in the information age, gender-specific handling of technology, as well as networking and communication as art. She was a member of the collectives 'frauen-und-technik' and '-Innen,' and initiated the Cyberfemininist alliance known as Old Boys Network. In 1999/2000 Sollfrank produced a body of work on the subject of 'women hackers'.
    Comment devenir une cyberféministe ? http://www.cyberfeminisme.org/txt/cyberfemcomment.htm

Cyberpunk :

  • Courant littéraire apparu aux États-Unis au début des années 80, dont les oeuvres, essentiellement de science-fiction, sont centrées sur la technoculture et les attitudes anticonformistes. Un livre cyberpunk connu est Neuromancer de William Gibson, dans lequel on utilisa pour la première fois le mot cyberspace. Les ouvrages cyberpunks, utilisant largement la technologie, anticipée ou imaginée (côté cyber), mettent en scène des héros souvent rebelles, marginaux ou criminels (côté punk), évoluant dans des sociétés urbanisées, déshumanisées ou en déclin. Le terme cyberpunk s'utilise surtout comme adjectif (ex. : documentation cyberpunk, auteur cyberpunk, roman cyberpunk, ambiance cyberpunk).

    Article de l'encyclopédie libre WIKIPEDIA en ligne > http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberpunk

    A lire :

    La Machine à différences de William Gibson, Bruce Sterling (En rapport avec Ada de Lovelace)
    Idoru de William Gibson, Pierre Guglielmina
    Mona Lisa s'éclate de William Gibson

    et Fragments de rose en hologramme et autres nouvelles de William Gibson (collection Librio : 10 FF)
    (Quatrième de couverture) C'est un monde crépitant et précipité, ivre et bariolé. Saturé de drogues synthétiques, d'informations truquées, de rebuts technologiques. Là-bas, les adolescents se font greffer des yeux artificiels, des crocs de doberman. On y trafique tout : secrets militaires et tranches de silicium, hallucinations et gènes mutants, espoir et oubli... Vivre fort, vivre vite, sous le regard froid des multinationales qui orchestrent le moindre soubresaut de ce grand bazar hystérique et rutilant. Cinq nouvelles signées William Gibson, le chaman cyberpunk. Vision électrique d'un futur enfiévré, immergé dans les murmures bruissants de la technologie, comme un constant bruit de fond subliminal...
    William Gibson est né en 1948 en Caroline du Sud, William Gibson vit de nos jours à Vancouver.

Cyber & Art , Mots clef :

  • cyberart * art numérique * esthétique des arts médiatiques * art cybernétique * art digital * digit@rt * art informatique * art virtuel * computer in contemporary art * cybernétique et oeuvre d'art * art et ordinateur * les nouveaux médias dans l'art * art of the electronic age * art et technologie * la technologie dans l'art

    Liens :


    Pour une typologie de la création sur Internet par Annick Bureaud>http://www.olats.org/livresetudes/etudes/typInternet.shtml

    Le site (({uyio.com})) de Nicolas Frespech (projet personnel pour le DESS Webmaster-éditorial 2001/2002 Poitiers)
    http://www.uyio.com/typologies.html

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Remarques sur la discussion :

Peut-être ces textes étaient-ils difficiles pour des 2e année ? Mais par rapport aux autres années de lectures, celle-ci est arrivée après un exercice (poème en hypertexte) et non au début de l'année scolaire, avant tout exercice (comme l'année précédente). Les étudiants ont pu pratiquer le langage HTML, le réseau, les nœuds, voir le code informatique, la source... Cela a favorisé la compréhension des textes. Cette année, l'atelier numérique et mes cours techniques aux étudiants de 2e année, 1 matinée par semaine, permettaient à ceux-ci de côtoyer plus facilement les machines, qu'elles soient sur système d'exploitation Windows XP ou Mac OS10. Des questions concernant le rapport entre le tissage et l'informatique ont été posées, ainsi que la question du binaire dans tout cela, ce qui m'a entraîné à étoffer les liens et extraits d'autres textes en relation avec l'histoire d'Ada, son programme et le métier à tisser. La lecture du texte de Sadie Plant ayant été distribué 2 mois à l'avance avec celui de Lev Manovich, j'ai pu "tisser" des liens entre eux et aussi avec le sujet commun du poème, abordé cette année. Mais il manquait du temps pour développer et des étudiants aussi, peut-être à réitérer. Heureusement, la suite se fait en ligne, ici. Concernant le cyberféminisme, zone pratiquement inconnue dans les écoles d'arts en France, même dans les enseignements multimédias, (ce n'est pas le cas dans d'autres pays occidentaux) parce que souvent tenus par des hommes, fut abordé sans trop de question ou d'étonnement. Peut-être parce qu'il y avait plus de jeunes femmes que de jeunes garçons ? Le tissage demeure un domaine "complexe", je pensais apporter des livres sur le textile. Des questions sur Freud et sa toison voilée n'étaient pas éclaircies par l'extrait de texte. J'ai abordé "la sexualité féminine" selon Freud, mais il faudrait au préalable que chacun, chacune se fasse son propre point de vue à ce sujet, le sujet critiqué de nos jours dans le travail de Freud, par différents psychologues. L'histoire d'Ada, permet de naviguer à travers les siècles, les pays, les codes, les genres, de passer outre les clichés et traverser l'histoire des machines, en passant par son père poète, Lord Byron et ses multiples rencontres, jusqu'à l'auteure Mary Shelley de Frankeinstein, le célèbre roman de science fiction.
Sonia Marques (2004)

SOCIOLOGIE DE NOS OUTILS INFORMATIQUES

*Echanges et lecture du texte :

La logique de la sélection, Lev Manovich
[Depuis "Menus, Filters, Plugg-ins", chap.3 -The Operations, in The language of New Media, Lev Maznovitch, Cambridge : MIT Press, 2001]

Ce texte photocopié et distribué aux étudiants est tiré du livre "Connexions : Art, réseaux, media" de Annick Bureaud, Nathalie Magnan (2002) Editions : ENSBA (voir plus bas, les informations sur ce livre)

Résumé (Nathalie Magnan, Annick Bureaud)

"Le processus de la fabrication de l'art a finalement rattrapé les temps modernes. Il est maintenant synchrone avec l'ensemble de la société, où tout, depuis le plus simple objet jusqu'à l'identité des gens, n'est qu'assemblage de parties préfabriquées". Le XIXe siècle voyait la création comme le fruit d'une production ex-nihilo du génie solitaire. Au XXe siècle, des auteurs, comme Roland Barthes, ont élaboré la notion d'intertextualité. Ce principe existait dans l'art avec le collage et le photomontage, le cinéma, la vidéo. Les nouvelles technologies l'ont standardisé. Le principe de sélection est analysé dans ce texte comme processus créatif. Nos sociétés valorisent l'individu et l'individualité singulière. Le sytème marchand est "un système qui existe, non pour fabriquer des choses, mais pour les vendre, pour provoquer les impulsions, les goûts, les désirs individuels. Cette logique se retrouve dans les logiciels". Les opérations informatiques encodent des normes culturelles dans leur conception et nous proposent des "personnalisations" de nos pages web ou du bureau de notre ordinateur. Mais ce n'est qu'une utilisation partielle d'une oeuvre totale déjà existante. Cette lecture démontre quelque peu la notion d'interactivité par laquelle, de manière paradoxale, nous ne nous construisons pas un moi unique, mais nous adoptons des identités pré-établies, par un collage personnalisé de ce qui nous est donné. A partir du moment où le travail ne s'effectue pas dans un logiciel autonome, isolé du reste du monde mais ouvert à partir du web, alors "l'énergie créative de l'auteure s'exprime dans le choix et dans le classement d'éléments plutôt que dans leur conception originale". Pour Manovich, l'art, le vrai, c'est le mix.
Remarque : dans le texte en anglais, les utilisateurs, producteurs, créateurs sont au féminin. Nous l'avons signalé à l'auteur qui nous a répondu : "étant donné la nature extrêmement masculine du champ, il me semble que "elle" est important".

L'auteur, Lev Manovich :
Il est artiste et théoricien des nouveaux médias. Il est né à Moscou en 1960, où il a étudié les arts, l'architecture et l'informatiquel. Manovich pratique l'animation par ordinateur, le cinéma numérique, la photographie numérique, et les multimédias interactifs depuis 1984. Il enseigne les arts numériques depuis 1992 à l'université de San Diego, en Californie. Manovich écrit sur la théorie des médias et l'esthétique et ses écritures ont été éditées dans beaucoup de pays. Il a publié "The Language of New Media", Cambridge, Mass. (United States, MIT Press, 2000), de nombreux articles, en français : "Echantillonner, mixer l'esthétique de la sélection dans les anciens et les nouveaux médias", (catalogue, Monter-sampler : l'échantillonnage généralisé, Paris ,France, Editions du Centre Pompidou (Scratch Projection), 2000).

Site de Lev Manovich > http://www.manovich.net/

Livres :

Echantillonner, mixer l'esthétique de la sélection dans les anciens et les nouveaux médias, Lev Manovich
Monter-sampler : l'échantillonnage généralisé, Paris (France), Editions du Centre Pompidou (Scratch Projection), 2000

The Language of New Media, Lev Manovich, Cambridge, Mass. (United States), MIT Press, 2000.

*La communication

"Pour comprendre les médias" Essai de Marshall McLuhan (1964).

Résumé : En 1964, Pour comprendre les médias bouleversait, aussi bien en Amérique que dans le reste du monde, les idées reçues sur la communication. Les médias, écrits ou électroniques, avançait McLuhan, devenaient eux-mêmes la "communication". Déjà, à cette époque, il décrit l’influence considérable que pouvait avoir sur nos sociétés ce qu’il appelait la "technologie électrique", qui culmine aujourd’hui dans Internet.

Le village global
De McLuhan on retient quelques formules emblématiques. Ainsi, le "village planétaire" signifie que chaque habitant, en étant relié à l'ensemble du monde, vit dans la proximité de l'autre. Proximité virtuelle et simulée qui provient du déplacement du fracas du monde au domicile de chaque téléspectateur. Chaque téléspectateur est au centre du monde. Pour McLuhan, le village global indique que le téléspectateur participe au spectacle du monde. Ainsi, le développement des médias uniformise chaque village en apportant les mêmes référents culturels. Si la télévision lui apparaît comme le média le plus puissant, McLuhan n'oublie pas la radio ni surtout le téléphone. Ils ne font que parachever la tendance à l'uniformisation née du développement des transports. Nul doute que McLuhan eût ajouté à ce triptyque le réseau Internet dont le succès même provient de la possibilité de communiquer avec tout habitant de la planète équipé d'un ordinateur. Zbigniew Brzezinski préfère l'expression "ville globale" pour montrer que les médias ne rompent pas le sentiment de solitude mais le renforcent, qu'ils ne créent pas une communauté mais imposent des valeurs communes.
Le message c'est le médium
Pour McLuhan la télévision crée son propre univers, fonde et affirme sa propre légitimité. Elle dispose d'une telle force, mesurée par son audience, qu'elle produit sa propre vision du monde prise en compte par tous. En ce sens elle diverge de tous les autres médias et se pose non plus seulement comme véhicule d'un message mais comme message elle-même. Le message c'est la télévision, la norme culturelle est édictée par la télévision. Les moyens de communication et de diffusion d'une culture, loin d'être des objets neutres, influent directement sur celle-ci.
Médias "chauds" et édias "froids"
La distinction entre médias "chauds" et médias "froids" fait référence au degré de participation requis par l’individu. Les médias "chauds", précis et denses, tels l’imprimé et la radio, transmettent un flux important d’informations dont la compréhension ne nécessite pas d’implication de l’individu. Les médias dits "froids", imparfaits et de faible intensité, comme la télévision et le téléphone, sont des médias peu explicites, qui diffusent un message inachevé et exigent une participation plus importante du sujet afin de comprendre le contenu. Cette remarque remet en cause les théories antérieures selon lesquelles le téléspectateur est passif devant son écran. McLuhan bouleverse les idées reçues en affirmant que l’individu qui regarde la télévision joue un rôle actif, il doit compléter l’information qui lui est transmise afin de la comprendre. En revanche, la radio diffuse des messages à jet continu, parmi lesquels l’auditeur n’a pas besoin de choisir, car la transmission est linéaire, elle ne fait appel qu’à un sens : l’audition. L’avenir de la communication est lié au développement des technologies électriques, selon McLuhan. Le média de nature électrique, tel que le téléphone ou encore Internet aujourd’hui, sont des "cool media", capables de resocialiser l’individu. Celui qui participe à une communication de cette nature a accès à une communauté d’individus. C’est à partir de cette analyse que McLuhan établit le concept de"village global".
Nature des médias et société
Après "Propagandes" (1962) de Jacques Ellul, les analyses de McLuhan transforment radicalement le mode d'appréhension des effets des médias. McLuhan est à rebours des thèses de Serge Tchakhotine, qui dans le "Viol des foules par la propagande politique" (1939) explique que la propagande provient du développement d'un discours uniforme et unique véhiculé par différents canaux. Le sociologue canadien indique que les esprits sont façonnés par la perception du monde et des rapports humains propre aux médias en général, à la télévision en particulier. Il y a une étroite interaction entre la société et ses médias. Sur le long terme c'est le média dominant, la télévision, qui impose son modèle à la société.

L'auteur, Herbert Marshall McLuhan
Marshall McLuhan (1911-1980) est né à Edmonton, en Alberta au Canada, où, de 1928 à 1934, il poursuit des études d’ingénierie et de littérature moderne. Il étudie à l’Université de Cambridge (1934-1936) où il obtient un doctorat en littérature anglaise. Professeur au Wisconsin (1936-1937), il découvre la culture américaine qui va profondément influencer sa pensée. Son premier ouvrage, "The Mechanical Bride" (1951), s’attache déjà à explorer les rapports entre culture, communication et technologie. Dans les années 1960, "La galaxie Gutenberg" et" Pour comprendre les médias" allaient faire de lui le sociologue canadien le plus connu au monde, et sans doute le plus controversé. En 1964, l’Université de Toronto crée le Center for Culture and Technology, dont McLuhan sera le seul directeur et qui n’offrira qu’un seul cours qui résume toute la pensée et toute l’oeuvre de Marshall McLuhan : "Media and Society".

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Remarques sur la discussion :

Curieusement, il y a eu plus de réactions-interrogations avec ce texte "critique" sur la notion de création. Tout d'abord une interrogation sur l'intérêt de remplacer "il" dans le texte par "elle". Ce qui a pu compléter la question du lieu commun de la technophobie avec celle des femmes abordée dans le texte de Sadie Plant. Lev Manovich critique l'auteur romantique et explique le système de l'artisanat qui demeure au sein des beaux-arts, en décalage avec l'industrie de la culture, ce qui, à l'école d'Angers, est une critique nouvelle pour certains, certaines, hors elle est récurante, par ailleurs. Le phénomène sociologique de nos comportements vis-à-vis des logiciels où nous "sélectionnons" plus que nous créons de toutes pièces, a été particulièrement éclairant, car il s'appuie sur des logiciels que tous, nous tous en lecture, utilisons. Libre à eux, les étudiants, nous, d'y réfléchir un peu plus. Il m'a manqué du temps encore une fois pour continuer la lecture et l'explication du texte, ainsi j'ai pensé que le livre de Marshall McLuhan, beaucoup moins récent, était impératif, Pour comprendre les médias !J'ai donc photographié mon livre, puisque je ne le trouvais pas sur le Net, et je l'ai intégré illllllico sur cette page de recherches !
Sonia Marques (2004)

CONNEXIONS

*Les deux textes ci-dessus
- Tissages du futur : tramer ensemble femmes et cybernétique (extraits), Sadie Plant

- La logique de la sélection, Lev Manovich
proviennent du livre :

"Connexions : Art, réseaux, media" de Annick Bureaud, Nathalie Magnan (2002) Editions : ENSBA
(45 € > disponible dans les bibliothèques d'écoles des beaux-arts)
Ce recueil offre un corpus de textes dont certains sont fondateurs tandis que d'autres reflètent les débats internationaux actuels, permettant une meilleure appréhension de la création en ligne. Il s'inscrit dans une problématique actuelle — Internet — et dans une approche historique, notamment celle des pratiques de l'art de la communication de la fin des années 70 et des années 80 (et même, en deçà, avec celles de précurseurs tels que Moholy-Nagy).

(Quatrième de couverture)
Net art, création en réseau, art de l'écran, art du code, création collective, position de l'auteur, copyleft, cyberespace, identité en ligne, culture du net, quels sont les concepts, les idéologies, les désirs et les fantasmes, les plaisirs, les enjeux esthétiques, politiques et culturels ? Quelles sont les pratiques ? Dans quelle histoire s'enracinent-elles ? Des éléments de réponse et d'autres questions à partir d'une approche historique : Quelles sont les pratiques de l'art de la communication de la fin des années 70 et des années 80 ?. D'une problématique actuelle : les rares pratiques de l'art du code émergeantes en France font écho à une activité bouillonnantes à l'extérieur. Qui sont ces nouveaux acteurs de la scène artistique, quel déplacement y opèrent ils ? Ce livre est un recueil de textes sur les pratiques artistiques qui sont répertoriées sous les termes de "Net art" et "d'art de la communication" c'est-à-dire qui prennent, ou ont pris, les moyens et les technologies de communication (les médias) comme matériaux et lieux de la création et comme enjeux esthétiques, artistiques, politiques et sociaux. Il réunit des textes historiques et actuels, des textes de référence et des fragments d'obscurs mails, des manifestes, etc., qui proposent des descriptions, des analyses et des prises de position sur les pratiques artistiques mais aussi des décodages culturels et techniques, des repérages de rapports de forces.

Les auteures :
Annick Bureaud : est directrice de Leonardo/olats (Observatoire Leonardo des Arts et des Techno-Sciences,www.olats.org), fondatrice et rédactrice d'IDEA online (Guide International des Arts Electroniques, nunc.com), critique d'art des nouveaux médias (Art Press). Elle enseigne à l'Ecole d'art d'Aix-en-Provence, l'Ensci, et a été enseignante invitée à la School of the Art Institute Chicago et à l'Université du Québec à Montréal.
Nathalie Magnan : cyberféministe et tacticienne des médias (anciens et nouveaux), réalisatrice pour Canal+ comme pour Paper Tiger TV et Deep Dish TV. Webmistress de nombreux sites web, elle comodére entre autres nettime-fr. Elle a dirigé l'ouvrage "La vidéo, entre art et communication" publié par l'ensb-a en 1997. Elle a enseigné à l'Université de California à Santa Cruz, à l'Université de Paris VIII. Elle est maintenant professeure à l'Ecole supérieure des beaux arts de Dijon.

Sommaire :

Préface, Henry-Claude Cousseau
Avant-propos, Mathilde Ferrer
Introduction, Annick Bureaud & Nathalie Magnan

1 - NET-ART
- Introduction au net.art (1994-1999), Natalie Bookchin, Alexei Shulgin
- Pourquoi n'y a t-il pas eu de grands artistes du Net ?, Steve Dietz
- L'Art sur Internet - remix rudimentaire, Tilman Baumgaertel
- ABC des médias tactiques, Geert Lovink, David Garcia
- GHI des médias tactiques, David Garcia, Geert Lovink
- etoy contre eToys, Birgit Richard
- Le palimpseste, Hakim Bey
- Démo ou meurs, Peter Lunenfeld
- Le monde de l'Undernet : L'IRC comme média résistant, Ricardo Miranda Zuñiga

2 - COMMUNICATION-RESEAU
- La noosphère (extraits), Pierre Teilhard de Chardin
- Y a t-il de l'amour dans l'étreinte télématique, Roy Ascott
- Médias et immédias, Edmond Couchot
- Manifeste pour les médias instables, V2
- Télé-action personnelle : Télématique, télérobotique et art du sens, Edward Shanken
- Principes d'une "esthétique de la communication", Mario Costa
- Manifeste pour une esthétique de la communication (extraits), Fred Forest
- Aspects de l'esthétique communicationnelle (extraits), Eduardo Kac
- La Radia (1933), F.T. Marinetti, Pino Masnata.
- La géométrie du silence, Heidi Grundmann
- Statique entre les stations, Manifeste du radio-art
- Présence, absence et connaissance dans l'art télérobotique, Machiko Kusahara

3 - MACHINES - CODE
- Vie et mort des médias, Bruce Sterling
- Recycler la modernité. Cultures pirates électroniques en Inde, Ravi Sundaram
- Tissages du futur : tramer ensemble femmes et cybernétique (extraits), Sadie Plant
- Alan Turing et la machine-esprit (extraits), Alain Prochiantz
- Comme nous pourrions le penser (extraits), Vannevar Bush
- Principes de la libre appropriation de Negativland
- Des logiciesl libres comme texte collectif, Florian Cramer
- La logique de la sélection, Lev Manovich
- Enfreindre la loi de l'information. Notes sur les moteurs de recherche et sur Natural Selection, Matthew Fuller

4 - DATA-CORPS-TERRITOIRES
- Post-scriptum sur les sociétés de contrôle, Gilles Deleuze
- Capte ça, Planète de bruit !, McKenzie Wark
- Le corps réel pourrait-il se lever ? Sandy Stone
- Corps virtuels et signifiants clignotants, Katherine N. Hayles
- Manifeste cyber féministe pour le 21ème siècle, VNS Matrix
- Le manifeste cyborg, Donna Haraway
- Faktura, de la notion de réseaux à celle d'attachement, Bruno Latour

Citations & Illustrations :
Les Immatériaux (Centre Pompidou, 1985), La ligue anti-diffamation des hackers, Code éthique des hackers, Roy Ascott (La plissure du texte, Glossaire), Marshall Mc Luhan, Friedrich Kittler, Bertold Brecht, Code (Constantvzv.com), Jorge Luis Borgès

Bibliographie
Biographies des auteurs
Index

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