| ADA DE LOVELACE |
*Echanges
et lecture du texte (extrait) :
Tissages
du futur : tramer ensemble femmes et cybernétique, Sadie Plant
[Depuis "Cybersexualities. A reader on Feminist Theory, Cyborg
and Cyberspace", Edinburgh University Press, 1999, Edition : Wolmark
Jenny]
Ce texte photocopié et distribué aux étudiants
est tiré du livre "Connexions : Art, réseaux, media"
de Annick Bureaud, Nathalie Magnan (2002) Editions : ENSBA (voir
plus bas, les informations sur ce livre, paragraphe CONNEXIONS)
Résumé (Nathalie Magnan, Annick Bureaud)
L'histoire de la relation des femmes à la technologie dément
le lieu commun d'une technophobie féminine. Sadie Plant nous
rappelle ici la place essentielle qu'ont occupées les femmes
dans l'histoire des sciences. Tout d'abord elle restitue l'apport d'Ada
Lovelace, figure mythique des femmes dans la technologie. En 1843, Ada
conçoit ce que l'on appelle aujourd'hui le logiciel et elle imagine
les applications qui verront le jour un siècle plus tard : compositionh
de musiques complexes et production de graphiques. La partie noble de
la technologie était alors réservée aux hommes
: la construction des machines, le matériel. On peut dire que
Freud (1933) a laissé entendre que les femmes n'avaient apporté
aucune contribution à l'histoire des csiences, sauf peut-être
par le tissage. Or tisser c'est une des formes les plus archaïques
de la technologie qui finalement a joué un rôle déterminant
dans l'histoire. Sadie Plant associe ces deux éléments,
et fait émerger des histoires oubliées par le machisme
qui construit l'Histoire. Elle réécrit d'une autre manière
cette histoire des csiences en y réintégrant le rôle,
la place des femmes, et le sens de leurs interprétations.
L'auteure, Sadie Plant
Auteure de "Zeros and Ones", un livre sur la cybernétique
et la sexualité. Elle s'intéresse également aux questions liées à la
drogue, à la musique, ainsi qu'aux mutations économiques, culturelles
et techniques contemporaines. Elle a un doctorat en philosophie. Enseignante
pendant 5 ans dans le département "cultural studies" à l'Université
de Birmingham, elle est actuellement chercheur en culture cybernétique
à l'Université de Warwick. Autres ouvrages : The most radical gesture
et Writing on drugs.
*
Qui est ADA ? 
Ada Lovelace, a écrit le tout premier programme informatique : Augusta
Ada King, comtesse de Lovelace (née Byron) Mathématicienne britannique
(Piccadilly Terrace, Londres, 1815 — Londres, 1852). Ada de Lovelace
est la fille du poète Byron, qu'elle ne connut cependant jamais, son
père ayant quitté sa mère deux mois après sa naissance ; elle épousa
en 1835 William King, qui fut fait comte de Lovelace trois ans plus
tard et duquel elle eut trois enfants. Ada
de Lovelace rencontra Charles Babbage en 1833, lors d'une
démonstration de sa «machine différentielle»,
puis collabora avec lui durant une dizaine d'années. Le «moteur
analytique» que Babbage cherchait alors à mettre au point
peut être considéré comme l'ancêtre mécanique des ordinateurs. Ada de
Lovelace rédigeait des «diagrammes» pour cette machine qui fonctionnait
à l'aide d'engrenages ; ses diagrammes avaient pour but d'expliquer
comment devait procéder la machine pour arriver au résultat recherché
— ce qui correspond à la programmation de l'ère informatique. Sur le
plan théorique, elle publia en 1843 une étude démontrant que le procédé
de Babbage permettait d'économiser du temps de travail — autre idée
préfigurant la «révolution informatique». Enfin, selon elle, les mathématiques
pouvaient être appliquées à l'astronomie et à la physique, ce qui était
très controversé à l'époque. Elle se mit à jouer, peut-être dans l'espoir
de financer les travaux de Babbage, puis se sépara de son mari ; malade,
elle mourut isolée, à trente-sept ans. Le langage de programmation Ada,
mis au point en 1979, a été ainsi baptisé afin de lui rendre un hommage
posthume.
( © 2001 Hachette Multimédia / Hachette Livre)
Liens :
Réseau belges sur les femmes et nouvelles technologies >
http://www.ada-online.org/index.html
Digitales est un projet du réseau belge ADA > http://www.digitales-online.org/2004/home.php
Histoire de l'informatique, galerie de portrait > http://www.histoire-informatique.org/portraits/l.html
Livre :
Ada, The Enchantress of Numbers, by Betty Alexandra (Toole Ed.D. and
published by Strawberry Press)
http://www.thocp.net/biographies/lovelace_ada.html
*
Langage de programmation
On appelle langage informatique
un langage destiné à décrire l'ensemble des actions consécutives qu'un
ordinateur doit exécuter. Les langages naturels (l'anglais, le français)
représentent l'ensemble des façons qu'ont un groupe d'individus de communiquer.
Les langages servant aux ordinateurs à communiquer n'ont rien à voir
avec des langages informatiques, on parle dans ce cas de protocoles,
ce sont deux notions totalement différentes. Un langage informatique
est une façon pratique pour nous (humains) de donner des instructions
à un ordinateur. Un langage informatique est rigoureux: à CHAQUE instruction
correspond UNE action du processeur. Le langage utilisé par le processeur,
c'est-à-dire les données telles qu'elles lui arrivent, est appelé langage
machine. Il s'agit d'une suite de 0 et de 1 (du binaire) mais pour plus
de "clarté il peut être décrit en hexadécimal. Toutefois le langage
machine n'est pas compréhensible facilement par l'humain moyen. Ainsi
il est plus pratique de trouver un langage intermédiaire, compréhensible
par l'homme, qui sera ensuite transformé en langage machine pour être
exploitable par le processeur.
Les langages informatiques peuvent grossièrement se classer en catégories:
Langage interprété > Un langage informatique est par définition
différent du langage machine. Il faut donc le traduire pour le rendre
intelligible du point de vue du processeur. Un programme écrit dans
un langage interprété a besoin d'un programme auxiliaire (l'interpréteur)
pour traduire au fur et à mesure les instructions du programme.
Langage compilé > Un programme écrit dans un langage dit "compilé"
va être traduit une fois pour toutes par un programme annexe (le compilateur)
afin de générer un nouveau fichier qui sera autonome, c'est-à-dire qui
n'aura plus besoin d'un programme autre que lui pour s'exécuter (on
dit d'ailleurs que ce fichier est exécutable).
Langages intermédiaires > Certains langages appartiennent
en quelque sorte aux deux catégories (LISP, Java, Python, ..) car le
programme écrit avec ces langages peut dans certaines conditions subir
une phase de compilation intermédiaire vers un fichier écrit dans un
langage qui n'est pas intelligible (donc différent du fichier source)
et non exécutable (nécessité d'un interpréteur). Les applets Java, petits
programmes insérés parfois dans les pages Web, sont des fichiers qui
sont compilés mais que l'on ne peut exécuter qu'à partir d'un navigateur
internet (ce sont des fichiers dont l'extension est .class).
Liste d'exemple et leur domaine d'application principal :
ADA > Le temps réél
[compilé]
BASIC > Comme son nom l'indique...
[interprété]
C > Programmation système
[compilé]
C++ > Programmation système
objet [compilé]
Cobol > Gestion [compilé]
Fortran > Calcul [compilé]
Java > Programmation orientée
interne [intermédiaire]
Pascal
> Enseignement [compilé]
Prolog > Intelligence artificielle
[interprété]
Perl > Traitement de chaînes
de caractères [interprété]
+ d'informations > http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761575695/programmation_langage_de.html
Les informaticiens ne sont pas tous des programmeurs, toutefois. Plusieurs
d'entre eux font plutôt de la recherche. Une des branches de recherche
possibles est l'intelligence artificielle. Les chercheurs dans ce domaine
essaient de déterminer si oui ou non les machines peuvent penser comme
les hommes, et ils essaient de créer des machines intelligentes. D'autres
chercheurs essaient d'améliorer les ordinateurs qui existent déjà; ils
étudient comment rendre les systèmes plus efficaces, ou comment mieux
utiliser les programmes. Ils peuvent aussi développer de nouvelles méthodes
de programmation. Les chercheurs en informatique travaillent souvent
dans des universités ou dans les départements de recherche de compagnies
technologiques. Une branche de la science reliée à l'informatique est
le génie informatique. Les ingénieurs informatiques étudient les techniques
de dessein, de direction, et d'entretien des programmes d'ordinateurs.
Certains ingénieurs informatiques créent les structures physiques des
machines que les programmes d'autres scientifiques font opérer. Il y
a des ingénieurs qui créent des nouvelles technologies informatiques,
et d'autres encore qui étudient des systèmes informatiques compliqués.
Avec la cyberculture, ds ponts entre art et sciences sont jetés,
entre art et code, des arristes, informaticiens, programmeurs, chercheurs
se sont lancés dans de nouvelles productions.
*
TISSER
La mécanographie trouve son origine au début du XVIIIe siècle avec
l’utilisation de cartes perforées par Joseph Marie Jacquard dans
son métier à tisser (mécanique Jacquard). Une série de cartes définit
le motif à tisser. La série de cartes perforées peut se comparer aux
instructions d’un programme informatique. Puis, Charles Babbage
au XIXe siècle reprend l’idée d’une machine à cartes perforées pour
la construction de sa “machine analytique”. Cette machine devait
fonctionner au moyen d’un programme, suite d’instructions perforées
sur des cartes. Les programmes étaient écrits grâce à un langage de
programmation très simple. Le premier programme fut conçu et écrit par
Lady Ada Lovelace. Elle observa poétiquement : “De même que
le métier à tisser de Jacquard tisse des fleurs et des feuilles, la
machine analytique tisse des motifs algébriques”. Hélas, la machine
analytique ne vit jamais le jour, car le financement et la technologie
mécanique de l’époque n’étaient pas suffisants pour en permettre la
réalisation.
________ _________

1>2> Métier à tisser
Jacquard (1812) __________________________________3>
Machine différentielle (1823)
__________________

4> Premier ordinateur de Konrad Zuse
(1936) _______________5>
Autrer ordinateur de Konrad Zuse (1941)
Voir d'autres images > La collecte et le regroupement de
plus de 500 éléments et équipements représentant l’Histoire de l’Informatique
(de la roue dentée à Internet …).
http://www.aconit.org/aconit/htm_fr/expositions/mecanographie/indexmecano.htm
Le texte et la machine de Pascale Gustin, février 2003, publié
dans le cybermensuel ARCHEE Section CYBERTHÉORIE
http://archee.qc.ca/ar.php?page=imp&no=195
"Le codage binaire a été utilisé
sous une forme symbolique très tôt, en chine, avec le système divinatoire
du Yi-King. Le Yi-King est un ensemble de 64 hexagrammes constitués
d'une collection d'images symboliques représentatives d'un certain ordre
de l'univers et était utilisé pour procéder à diverses interprétations
divinatoires. Ces images symboliques résultent de l'assemblage et de
la combinatoire de traits pleins et de traits brisés représentant les
deux états essentiels par lesquels chaque être et chaque chose sont
appelés à se mouvoir et à se transformer. Mais c'est le philosophe anglais
Francis Bacon (1561-1626) qui fait de ce principe binaire un système
à part entière afin de pouvoir transmettre des messages de manière rapide
et sûre 5. Dans ce sens le "code", l'acte de coder un message serait
en somme la transcription de celui-ci dans une langue "non-naturelle".
Mais le mot de code se dérobe à mesure qu'on souhaite en saisir le sens.
A l'origine du mot, nous trouvons le codex, c'est à dire la planchette,
le recueil; nous avons également le code juridique qui est l'ensemble
des lois qui régissent une société, signification qui n'est pas sans
rappeler la programmation puisqu'elle-même est régie par une syntaxe,
un ensemble de règles auxquelles on ne peut déroger d'aucune manière
sous peine de "planter" le programme. Nous avons également le code vestimentaire
ou le code génétique. Le code serait en quelque sorte un moyen de conservation
et de transmission d'informations, un support de significations non
spécifiquement humain. L'écriture pourrait être une sorte de code plus
souple où le sens est tissé de différentes manières : les lettres avec
les lettres une à une ou par grappes, les mots ensembles pour former
des phrases et les phrases tissées les unes aux autres, interagissant
les unes avec les autres au cours de la lecture, nouant liens de sens
et de significations afin de former le texte. On utilise l'expression
"le fil de la lecture" ou "au fil du texte" pour parler de cet écheveau
du sens qui prend forme au moment du "déchiffrement". Le texte est une
trame de significations, dont les fils se croisent et s'entrecroisent
entre les lettres elles-mêmes, les mots, les sons, dans le texte et
entre le texte et le lecteur. Le mot texte
vient du terme latin "texere" qui signifie tisser."
Guillier, François. http://www.histoire-informatique.org/
"Les premiers ordinateurs étaient en quelque sorte programmés
"en direct" à l'aide de fiches et de fils reliés ensembles. Si la fiche
est connectée, le courant passe, la valeur est donc 1, à l'inverse,
l'absence de connection prend la valeur 0. Pour faire fonctionner un
programme, il fallait donc connecter une à une des centaines de fiches
et de fils entre eux. Le temps de mise en route d'un programme était
trés important; les erreurs fréquentes et pénibles à retrouver. On devait
suivre chaque fils pour voir où il était relié au milieu de paquets
de fils entrelassés les uns dans les autres. Plus tard, dans les années
50 et 60 les fils électriques seront remplacés par des valeurs situées
en mémoire. Les ingénieurs imaginèrent ensuite un moyen de simplifier
les opérations de programmation. On substitua à un ensemble d'instructions,
un code dit mnémotechnique, plus facile à retenir. Ces premiers langages
permettaient d'effectuer rapidement des taches complexes sur les machines,
mais restaient encore malaisés d'utilisation car trés proche du code
de la machine (exemple : le langage assembleur). Peu à peu, les langages
devinrent plus performants. L'utilisation des premiers compilateurs
firent des machines, des outils plus souples et faciles à utiliser (avec
le fortran). De véritables mots furent employés et les instructions
au fur et à mesure de l'évolution des langages devinrent plus compréhensibles
pour l'homme, encodèrent des algorithmes entiers et rendirent ainsi
la conception des programmes rapide et efficace. L'arrivée des interfaces
graphiques donnera par la suite les moyens à tout utilisateur non-informa-
ticien, d'effectuer facilement, rapidement, par l'intermédiaire de l'écran
graphique des taches compliquées pré-programmées."
*
Cyberculture
A lire en français de articles sur le cybermensuel Québécois
en ligne a r c h é e > http://www.archee.qc.ca/
Depuis 1997, 80 articles portant sur la cyberculture artistique, 42
entretiens avec des intellectuels, des artistes et des théoriciens,
58 articles sur la théorie du cyberart...
Cybernétique :
- La cybernétique (du grec kubernân, qui signifie diriger)
est une science fondée en 1948 par le mathématicien américain Norbert
Wiener (dans Cybernetics, or Control and Communication in the
Animal and the Machine). La cybernétique se définit comme la science
des systèmes, un système étant lui-même défini comme un ensemble d'éléments
en interaction, dont le tout est supérieur à la somme des parties,
c'est-à-dire dégage des propriétés que ne possèdent pas ses éléments
pris séparément. Les interactions entre les éléments peuvent consister
en des échanges de matière, d'énergie, ou d'information. Dans son
bestseller The Human Use of Human Beings : Cybernetics and Society,
Norbert Wiener popularisa la cybernétique en exposant ses implications
sociales. Pour ce faire, il établit des analogies entre la société
humaine et des systèmes automatiques tels que les machines à vapeur
régulées. La cybernétique est souvent associée dans les esprits de
beaucoup de gens à la robotique, à cause des utilisations telles que
Sirius Cybernetics Corporation de Douglas Adams et le terme
de cyborg, terme popularisé par Clynes et Kline en 1960. En
termes savants, c'est, toutefois, l'étude des systèmes et de la commande
dans un sens abstrait.
[Article de l'encyclopédie libre WIKIPEDIA en ligne > http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%E9tique
]
Cyberfeminisme :
- Cyberfeminisme: Révolution, Conférence à Paris, Zelig2
, Dec-14-2002 de Cornelia Sollfrank
Traduction Nathalie Magnan, Germinal
http://www.artwarez.org/aw/content/orange_revofr.html
Site de l'artiste Cornelia Sollfrank http://www.artwarez.org/
et aussi : http://www.obn.org/
( Old Boys Network)
Cornelia Sollfrank (Celle/Berlin/Hamburg) is an artist whose central
concerns in her conceptual and performative works in 'mixed media'
are the relation between art and politics, subversive potential of
new media art, the advent of a new image of the artist in the information
age, gender-specific handling of technology, as well as networking
and communication as art. She was a member of the collectives 'frauen-und-technik'
and '-Innen,' and initiated the Cyberfemininist alliance known as
Old Boys Network. In 1999/2000 Sollfrank produced a body of work on
the subject of 'women hackers'.
Comment devenir une cyberféministe ?
http://www.cyberfeminisme.org/txt/cyberfemcomment.htm
Cyberpunk :
- Courant littéraire apparu aux États-Unis au début des années 80,
dont les oeuvres, essentiellement de science-fiction, sont centrées
sur la technoculture et les attitudes anticonformistes. Un livre cyberpunk
connu est Neuromancer de William Gibson, dans
lequel on utilisa pour la première fois le mot cyberspace. Les ouvrages
cyberpunks, utilisant largement la technologie, anticipée ou imaginée
(côté cyber), mettent en scène des héros souvent rebelles, marginaux
ou criminels (côté punk), évoluant dans des sociétés urbanisées, déshumanisées
ou en déclin. Le terme cyberpunk s'utilise surtout comme adjectif
(ex. : documentation cyberpunk, auteur cyberpunk, roman cyberpunk,
ambiance cyberpunk).
Article de l'encyclopédie libre WIKIPEDIA en ligne > http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberpunk
A lire :
La Machine à différences de William Gibson, Bruce
Sterling (En rapport avec Ada de Lovelace)
Idoru de William Gibson, Pierre Guglielmina
Mona Lisa s'éclate de William Gibson
et Fragments
de rose en hologramme et autres nouvelles de William Gibson
(collection Librio : 10 FF)
(Quatrième de couverture) C'est un monde crépitant et précipité, ivre
et bariolé. Saturé de drogues synthétiques, d'informations truquées,
de rebuts technologiques. Là-bas, les adolescents se font greffer
des yeux artificiels, des crocs de doberman. On y trafique tout :
secrets militaires et tranches de silicium, hallucinations et gènes
mutants, espoir et oubli... Vivre fort, vivre vite, sous le regard
froid des multinationales qui orchestrent le moindre soubresaut de
ce grand bazar hystérique et rutilant. Cinq nouvelles signées William
Gibson, le chaman cyberpunk. Vision électrique d'un futur enfiévré,
immergé dans les murmures bruissants de la technologie, comme un constant
bruit de fond subliminal...
William Gibson est né en 1948 en Caroline du Sud, William Gibson
vit de nos jours à Vancouver.
Cyber & Art , Mots clef :
-
cyberart * art numérique
* esthétique des arts médiatiques * art cybernétique * art digital
* digit@rt * art informatique * art virtuel * computer in contemporary
art * cybernétique et oeuvre d'art * art et ordinateur * les nouveaux
médias dans l'art * art of the electronic age * art et technologie
* la technologie dans l'art
Liens :
Pour une typologie de la création sur Internet par Annick Bureaud> http://www.olats.org/livresetudes/etudes/typInternet.shtml
Le site (({uyio.com})) de Nicolas Frespech (projet personnel
pour le DESS Webmaster-éditorial 2001/2002 Poitiers)
http://www.uyio.com/typologies.html
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Remarques sur la discussion :
Peut-être ces textes étaient-ils difficiles
pour des 2e année ? Mais par rapport aux autres années de lectures,
celle-ci est arrivée après un exercice (poème en hypertexte) et non
au début de l'année scolaire, avant tout exercice (comme l'année précédente).
Les étudiants ont pu pratiquer le langage HTML, le réseau, les nœuds,
voir le code informatique, la source... Cela a favorisé la compréhension
des textes. Cette année, l'atelier numérique et mes cours techniques
aux étudiants de 2e année, 1 matinée par semaine, permettaient à ceux-ci
de côtoyer plus facilement les machines, qu'elles soient sur système
d'exploitation Windows XP ou Mac OS10. Des questions concernant le rapport
entre le tissage et l'informatique ont été posées, ainsi que la question
du binaire dans tout cela, ce qui m'a entraîné à étoffer les liens et
extraits d'autres textes en relation avec l'histoire d'Ada, son programme
et le métier à tisser. La lecture du texte de Sadie Plant ayant été
distribué 2 mois à l'avance avec celui de Lev Manovich, j'ai pu "tisser"
des liens entre eux et aussi avec le sujet commun du poème, abordé cette
année. Mais il manquait du temps pour développer et des étudiants aussi,
peut-être à réitérer. Heureusement, la suite se fait en ligne, ici.
Concernant le cyberféminisme, zone pratiquement inconnue dans les écoles
d'arts en France, même dans les enseignements multimédias, (ce n'est
pas le cas dans d'autres pays occidentaux) parce que souvent tenus par
des hommes, fut abordé sans trop de question ou d'étonnement. Peut-être
parce qu'il y avait plus de jeunes femmes que de jeunes garçons ? Le
tissage demeure un domaine "complexe", je pensais apporter des livres
sur le textile. Des questions sur Freud et sa toison voilée n'étaient
pas éclaircies par l'extrait de texte. J'ai abordé "la sexualité féminine"
selon Freud, mais il faudrait au préalable que chacun, chacune se fasse
son propre point de vue à ce sujet, le sujet critiqué de nos jours dans
le travail de Freud, par différents psychologues. L'histoire d'Ada,
permet de naviguer à travers les siècles, les pays, les codes, les genres,
de passer outre les clichés et traverser l'histoire des machines, en
passant par son père poète, Lord Byron et ses multiples rencontres,
jusqu'à l'auteure Mary Shelley de Frankeinstein, le célèbre roman de
science fiction.
Sonia Marques (2004)
|
| SOCIOLOGIE DE NOS OUTILS INFORMATIQUES |
*Echanges
et lecture du texte :
La logique
de la sélection, Lev Manovich
[Depuis "Menus, Filters, Plugg-ins", chap.3 -The Operations,
in The language of New Media, Lev Maznovitch, Cambridge : MIT
Press, 2001]
Ce texte photocopié et distribué aux étudiants
est tiré du livre "Connexions : Art, réseaux, media"
de Annick Bureaud, Nathalie Magnan (2002) Editions : ENSBA (voir
plus bas, les informations sur ce livre)
Résumé (Nathalie Magnan, Annick Bureaud)
"Le processus de la fabrication de l'art a finalement rattrapé
les temps modernes. Il est maintenant synchrone avec l'ensemble de la
société, où tout, depuis le plus simple objet jusqu'à
l'identité des gens, n'est qu'assemblage de parties préfabriquées".
Le XIXe siècle voyait la création comme le fruit d'une
production ex-nihilo du génie solitaire. Au XXe siècle,
des auteurs, comme Roland Barthes, ont élaboré la notion
d'intertextualité. Ce principe existait dans l'art avec le collage
et le photomontage, le cinéma, la vidéo. Les nouvelles
technologies l'ont standardisé. Le principe de sélection
est analysé dans ce texte comme processus créatif. Nos
sociétés valorisent l'individu et l'individualité
singulière. Le sytème marchand est "un système
qui existe, non pour fabriquer des choses, mais pour les vendre, pour
provoquer les impulsions, les goûts, les désirs individuels.
Cette logique se retrouve dans les logiciels". Les opérations
informatiques encodent des normes culturelles dans leur conception et
nous proposent des "personnalisations" de nos pages web ou
du bureau de notre ordinateur. Mais ce n'est qu'une utilisation partielle
d'une oeuvre totale déjà existante. Cette lecture démontre
quelque peu la notion d'interactivité par laquelle, de manière
paradoxale, nous ne nous construisons pas un moi unique, mais nous adoptons
des identités pré-établies, par un collage personnalisé
de ce qui nous est donné. A partir du moment où le travail
ne s'effectue pas dans un logiciel autonome, isolé du reste du
monde mais ouvert à partir du web, alors "l'énergie
créative de l'auteure s'exprime dans le choix et dans le classement
d'éléments plutôt que dans leur conception originale".
Pour Manovich, l'art, le vrai, c'est le mix.
Remarque : dans le texte en anglais, les utilisateurs, producteurs,
créateurs sont au féminin. Nous l'avons signalé
à l'auteur qui nous a répondu : "étant donné
la nature extrêmement masculine du champ, il me semble que "elle"
est important".
L'auteur, Lev Manovich :
Il est artiste et théoricien des nouveaux médias. Il est né à Moscou
en 1960, où il a étudié les arts, l'architecture et l'informatiquel.
Manovich pratique l'animation par ordinateur, le cinéma numérique, la
photographie numérique, et les multimédias interactifs depuis 1984.
Il enseigne les arts numériques depuis 1992 à l'université
de San Diego, en Californie. Manovich écrit sur la théorie des
médias et l'esthétique et ses écritures ont été éditées dans
beaucoup de pays. Il a publié "The Language of New Media",
Cambridge, Mass. (United States, MIT Press, 2000), de nombreux articles,
en français : "Echantillonner, mixer l'esthétique de la sélection
dans les anciens et les nouveaux médias", (catalogue, Monter-sampler
: l'échantillonnage généralisé, Paris ,France, Editions du Centre
Pompidou (Scratch Projection), 2000).
Site de Lev Manovich > http://www.manovich.net/
Livres :
Echantillonner, mixer l'esthétique de la sélection dans les anciens
et les nouveaux médias, Lev Manovich
Monter-sampler : l'échantillonnage généralisé, Paris (France), Editions
du Centre Pompidou (Scratch Projection), 2000
The Language of New Media, Lev Manovich, Cambridge, Mass. (United
States), MIT Press, 2000.
*La
communication
"Pour
comprendre les médias" Essai de Marshall McLuhan (1964).
Résumé : En 1964, Pour comprendre les médias
bouleversait, aussi bien en Amérique que dans le reste du monde, les
idées reçues sur la communication. Les médias, écrits ou électroniques,
avançait McLuhan, devenaient eux-mêmes la "communication".
Déjà, à cette époque, il décrit l’influence considérable que pouvait
avoir sur nos sociétés ce qu’il appelait la "technologie électrique",
qui culmine aujourd’hui dans Internet.
Le village global
De McLuhan on retient quelques formules emblématiques. Ainsi, le "village
planétaire" signifie que chaque habitant, en étant relié à l'ensemble
du monde, vit dans la proximité de l'autre. Proximité virtuelle et simulée
qui provient du déplacement du fracas du monde au domicile de chaque
téléspectateur. Chaque téléspectateur est au centre du monde. Pour McLuhan,
le village global indique que le téléspectateur participe au spectacle
du monde. Ainsi, le développement des médias uniformise chaque village
en apportant les mêmes référents culturels. Si la télévision lui apparaît
comme le média le plus puissant, McLuhan n'oublie pas la radio ni surtout
le téléphone. Ils ne font que parachever la tendance à l'uniformisation
née du développement des transports. Nul doute que McLuhan eût ajouté
à ce triptyque le réseau Internet dont le succès même provient de la
possibilité de communiquer avec tout habitant de la planète équipé d'un
ordinateur. Zbigniew Brzezinski préfère l'expression "ville globale"
pour montrer que les médias ne rompent pas le sentiment de solitude
mais le renforcent, qu'ils ne créent pas une communauté mais imposent
des valeurs communes.
Le message c'est le médium
Pour McLuhan la télévision crée son propre univers, fonde et affirme
sa propre légitimité. Elle dispose d'une telle force, mesurée par son
audience, qu'elle produit sa propre vision du monde prise en compte
par tous. En ce sens elle diverge de tous les autres médias et se pose
non plus seulement comme véhicule d'un message mais comme message elle-même.
Le message c'est la télévision, la norme culturelle est édictée par
la télévision. Les moyens de communication et de diffusion d'une culture,
loin d'être des objets neutres, influent directement sur celle-ci.
Médias "chauds" et édias "froids"
La distinction entre médias "chauds" et médias "froids"
fait référence au degré de participation requis par l’individu. Les
médias "chauds", précis et denses, tels l’imprimé et la radio,
transmettent un flux important d’informations dont la compréhension
ne nécessite pas d’implication de l’individu. Les médias dits "froids",
imparfaits et de faible intensité, comme la télévision et le téléphone,
sont des médias peu explicites, qui diffusent un message inachevé et
exigent une participation plus importante du sujet afin de comprendre
le contenu. Cette remarque remet en cause les théories antérieures selon
lesquelles le téléspectateur est passif devant son écran. McLuhan bouleverse
les idées reçues en affirmant que l’individu qui regarde la télévision
joue un rôle actif, il doit compléter l’information qui lui est transmise
afin de la comprendre. En revanche, la radio diffuse des messages à
jet continu, parmi lesquels l’auditeur n’a pas besoin de choisir, car
la transmission est linéaire, elle ne fait appel qu’à un sens : l’audition.
L’avenir de la communication est lié au développement des technologies
électriques, selon McLuhan. Le média de nature électrique, tel que le
téléphone ou encore Internet aujourd’hui, sont des "cool media",
capables de resocialiser l’individu. Celui qui participe à une communication
de cette nature a accès à une communauté d’individus. C’est à partir
de cette analyse que McLuhan établit le concept de"village global".
Nature des médias et société
Après "Propagandes" (1962) de Jacques Ellul, les analyses
de McLuhan transforment radicalement le mode d'appréhension des effets
des médias. McLuhan est à rebours des thèses de Serge Tchakhotine, qui
dans le "Viol des foules par la propagande politique"
(1939) explique que la propagande provient du développement d'un discours
uniforme et unique véhiculé par différents canaux. Le sociologue canadien
indique que les esprits sont façonnés par la perception du monde et
des rapports humains propre aux médias en général, à la télévision en
particulier. Il y a une étroite interaction entre la société et ses
médias. Sur le long terme c'est le média dominant, la télévision, qui
impose son modèle à la société.
L'auteur, Herbert Marshall McLuhan
Marshall McLuhan (1911-1980) est né à Edmonton, en Alberta au Canada,
où, de 1928 à 1934, il poursuit des études d’ingénierie et de littérature
moderne. Il étudie à l’Université de Cambridge (1934-1936) où il obtient
un doctorat en littérature anglaise. Professeur au Wisconsin (1936-1937),
il découvre la culture américaine qui va profondément influencer sa
pensée. Son premier ouvrage, "The Mechanical Bride"
(1951), s’attache déjà à explorer les rapports entre culture, communication
et technologie. Dans les années 1960, "La galaxie Gutenberg"
et" Pour comprendre les médias" allaient faire de lui
le sociologue canadien le plus connu au monde, et sans doute le plus
controversé. En 1964, l’Université de Toronto crée le Center for Culture
and Technology, dont McLuhan sera le seul directeur et qui n’offrira
qu’un seul cours qui résume toute la pensée et toute l’oeuvre de Marshall
McLuhan : "Media and Society".
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Remarques sur la discussion :
Curieusement, il y a eu plus de réactions-interrogations
avec ce texte "critique" sur la notion de création. Tout d'abord une
interrogation sur l'intérêt de remplacer "il" dans le texte par "elle".
Ce qui a pu compléter la question du lieu commun de la technophobie
avec celle des femmes abordée dans le texte de Sadie Plant. Lev Manovich
critique l'auteur romantique et explique le système de l'artisanat qui
demeure au sein des beaux-arts, en décalage avec l'industrie de la culture,
ce qui, à l'école d'Angers, est une critique nouvelle pour certains,
certaines, hors elle est récurante, par ailleurs. Le phénomène sociologique
de nos comportements vis-à-vis des logiciels où nous "sélectionnons"
plus que nous créons de toutes pièces, a été particulièrement éclairant,
car il s'appuie sur des logiciels que tous, nous tous en lecture, utilisons.
Libre à eux, les étudiants, nous, d'y réfléchir un peu plus. Il m'a
manqué du temps encore une fois pour continuer la lecture et l'explication
du texte, ainsi j'ai pensé que le livre de Marshall McLuhan, beaucoup
moins récent, était impératif, Pour comprendre les médias !J'ai donc
photographié mon livre, puisque je ne le trouvais pas sur le Net, et
je l'ai intégré illllllico sur cette page de recherches !
Sonia Marques (2004)
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| CONNEXIONS |
*Les
deux textes ci-dessus
- Tissages du futur : tramer ensemble femmes et cybernétique (extraits),
Sadie Plant
- La logique de la sélection,
Lev Manovich
proviennent du livre :
"Connexions
: Art, réseaux, media" de Annick Bureaud, Nathalie Magnan (2002)
Editions : ENSBA
(45 € > disponible dans les bibliothèques d'écoles
des beaux-arts)
Ce recueil offre un corpus de textes dont certains sont fondateurs tandis
que d'autres reflètent les débats internationaux actuels, permettant
une meilleure appréhension de la création en ligne. Il s'inscrit dans
une problématique actuelle — Internet — et dans une approche historique,
notamment celle des pratiques de l'art de la communication de la fin
des années 70 et des années 80 (et même, en deçà, avec celles de précurseurs
tels que Moholy-Nagy).
(Quatrième de couverture)
Net art, création en réseau, art de l'écran, art du code, création collective,
position de l'auteur, copyleft, cyberespace, identité en ligne, culture
du net, quels sont les concepts, les idéologies, les désirs et les fantasmes,
les plaisirs, les enjeux esthétiques, politiques et culturels ? Quelles
sont les pratiques ? Dans quelle histoire s'enracinent-elles ? Des éléments
de réponse et d'autres questions à partir d'une approche historique
: Quelles sont les pratiques de l'art de la communication de la fin
des années 70 et des années 80 ?. D'une problématique actuelle : les
rares pratiques de l'art du code émergeantes en France font écho à une
activité bouillonnantes à l'extérieur. Qui sont ces nouveaux acteurs
de la scène artistique, quel déplacement y opèrent ils ? Ce livre est
un recueil de textes sur les pratiques artistiques qui sont répertoriées
sous les termes de "Net art" et "d'art de la communication" c'est-à-dire
qui prennent, ou ont pris, les moyens et les technologies de communication
(les médias) comme matériaux et lieux de la création et comme enjeux
esthétiques, artistiques, politiques et sociaux. Il réunit des textes
historiques et actuels, des textes de référence et des fragments d'obscurs
mails, des manifestes, etc., qui proposent des descriptions, des analyses
et des prises de position sur les pratiques artistiques mais aussi des
décodages culturels et techniques, des repérages de rapports de forces.
Les auteures :
Annick Bureaud : est directrice de Leonardo/olats (Observatoire
Leonardo des Arts et des Techno-Sciences,www.olats.org), fondatrice
et rédactrice d'IDEA online (Guide International des Arts Electroniques,
nunc.com), critique d'art des nouveaux médias (Art Press). Elle enseigne
à l'Ecole d'art d'Aix-en-Provence, l'Ensci, et a été enseignante invitée
à la School of the Art Institute Chicago et à l'Université du Québec
à Montréal.
Nathalie Magnan : cyberféministe et tacticienne des médias (anciens
et nouveaux), réalisatrice pour Canal+ comme pour Paper Tiger TV et
Deep Dish TV. Webmistress de nombreux sites web, elle comodére entre
autres nettime-fr. Elle a dirigé l'ouvrage "La vidéo, entre art et communication"
publié par l'ensb-a en 1997. Elle a enseigné à l'Université de California
à Santa Cruz, à l'Université de Paris VIII. Elle est maintenant professeure
à l'Ecole supérieure des beaux arts de Dijon.
Sommaire :
Préface, Henry-Claude Cousseau
Avant-propos, Mathilde Ferrer
Introduction, Annick Bureaud & Nathalie Magnan
1 - NET-ART
- Introduction au net.art (1994-1999), Natalie Bookchin, Alexei Shulgin
- Pourquoi n'y a t-il pas eu de grands artistes du Net ?, Steve Dietz
- L'Art sur Internet - remix rudimentaire, Tilman Baumgaertel
- ABC des médias tactiques, Geert Lovink, David Garcia
- GHI des médias tactiques, David Garcia, Geert Lovink
- etoy contre eToys, Birgit Richard
- Le palimpseste, Hakim Bey
- Démo ou meurs, Peter Lunenfeld
- Le monde de l'Undernet : L'IRC comme média résistant, Ricardo Miranda
Zuñiga
2 - COMMUNICATION-RESEAU
- La noosphère (extraits), Pierre Teilhard de Chardin
- Y a t-il de l'amour dans l'étreinte télématique, Roy Ascott
- Médias et immédias, Edmond Couchot
- Manifeste pour les médias instables, V2
- Télé-action personnelle : Télématique, télérobotique et art du sens,
Edward Shanken
- Principes d'une "esthétique de la communication", Mario Costa
- Manifeste pour une esthétique de la communication (extraits), Fred Forest
- Aspects de l'esthétique communicationnelle (extraits), Eduardo Kac
- La Radia (1933), F.T. Marinetti, Pino Masnata.
- La géométrie du silence, Heidi Grundmann
- Statique entre les stations, Manifeste du radio-art
- Présence, absence et connaissance dans l'art télérobotique, Machiko
Kusahara
3 - MACHINES - CODE
- Vie et mort des médias, Bruce Sterling
- Recycler la modernité. Cultures pirates électroniques en Inde, Ravi
Sundaram
- Tissages du futur :
tramer ensemble femmes et cybernétique (extraits), Sadie Plant
- Alan Turing et la machine-esprit (extraits), Alain Prochiantz
- Comme nous pourrions le penser (extraits), Vannevar Bush
- Principes de la libre appropriation de Negativland
- Des logiciesl libres comme texte collectif, Florian Cramer
- La logique de la sélection,
Lev Manovich
- Enfreindre la loi de l'information. Notes sur les moteurs de recherche
et sur Natural Selection, Matthew Fuller
4 - DATA-CORPS-TERRITOIRES
- Post-scriptum sur les sociétés de contrôle, Gilles Deleuze
- Capte ça, Planète de bruit !, McKenzie Wark
- Le corps réel pourrait-il se lever ? Sandy Stone
- Corps virtuels et signifiants clignotants, Katherine N. Hayles
- Manifeste cyber féministe pour le 21ème siècle, VNS Matrix
- Le manifeste cyborg, Donna Haraway
- Faktura, de la notion de réseaux à celle d'attachement, Bruno Latour
Citations & Illustrations :
Les Immatériaux (Centre Pompidou, 1985), La ligue anti-diffamation des
hackers, Code éthique des hackers, Roy Ascott (La plissure du texte, Glossaire),
Marshall Mc Luhan, Friedrich Kittler, Bertold Brecht, Code (Constantvzv.com),
Jorge Luis Borgès
Bibliographie
Biographies des auteurs
Index
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