Espace de recherche des cours de multimédias
de l'enseignante Sonia Marques
à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers
72, rue Bressigny
49100 Angers / France

<home>étrangers
<shows> Recherche pédagogique <Tableau des passages>

Les shows sont des séances interactives qui préparent aux diplômes,
- de 3e année, le D.N.A.P. (diplôme national des arts plastiques)
- de 5e année D.S.N.A.P. (diplôme supérieur national des arts plastiques)

Elles ont lieu une matinée par semaine, par tirage au sort à l'avance d'un couple d'étudiant parmis les 3e 4e et 5e année et sont suivies d'un écrit par celui-ci. (Voir principe et organisation plus bas)

Show est un mot anglais.
Nous utilisons ce mot dans notre vocabulaire français sous la forme "faire son show", comme "épater la galerie".
Ce mot m'intéressait particulièrement pour ces séances car en anglais il s'articule autours de l'exposition, et le verbe montrer.

Exposition
Show : exposition, concours, foire, performance
To go to the show : aller au spectacle
Just for show : pour l'effet
Good show ! bravo !
To put up a good show : bien se défendre
Showroom : salle d'exposition
Show and sale : exposition-vente
Show and tell : démonstration
Action consistant à montrer le produit dans ses conditions d'utilisation. Cette action peut avoir lieu : en un point de vente; dans les stands des foires, salons ou expositions; au domicile du consommateur ou de l'utilisateur.
Show business : l'industrie du spectacle
Type d'industrie où l'on organise sur une grande échelle des activités artistiques et culturelles telles que la production cinématographique, celle de pièces de théâtre, etc.
Show boat : floating theater, théâtre flottant
Bateau aménagé en théâtre et donnant des représentations dans les villes riveraines des eaux qu'il patrouille.
Show card : pancarte
Écriteau en bois, en carton ou en métal qui porte un avis, un message ou une inscription.
Showcase : vitrine
Meuble vitré, tel qu'une armoire ou une table, où l'on expose des objets de collection ou des produits, notamment dans un musée, un salon ou un commerce, et dont le fond comporte parfois un miroir.
Showing > Screening : projection, présentation
Leisure activities
Display

Montrer
To show : montrer, indiquer, marquer
To show off : crâner
To show something up : démasquer quelqu'un
To show one's hand : dévoiler ses intentions
To show down : jouer carte sur table
Etre franc, loyal.

(Sources > http://www.granddictionnaire.com)

Pourquoi des shows ?

~ Pour prendre le temps de se connecter.
~ Pour expérimenter la notion de réseau, sans avoir recours aux techniques à priori.
~ Pour créer des liens à tous niveaux entre les pratiques des étudiants et les années.
~ Pour préparer les étudiants à la présentation de leur travail lors de bilans, lors de diplômes.
~ Afin qu'ils puissent voir et comprendre, les uns avec les autres, comment organiser et communiquer leurs recherches.
~ Sentir l'espace à investir et réfléchir sur la façon dont l'autre y accède ou pas.

Principe des séances interactives :

Cela concerne les cours dans l'option communication, dans le cadre de mon enseignement sur le multimédia.

Des tirages au sort déterminent les binômes (couple d'étudiants), parmi l'ensemble des 3e, 4e et 5e année, acteurs principaux des rendez-vous des shows. Un étudiant ou une étudiante va investir le rôle du "critique" et l'autre de "l'artiste".
L'étudiant(e)-critique va prendre le temps de regarder le travail personnel de l'étudiant(e)-artiste.

L'étudiant(e)-artiste tiendra à sa disposition, les éléments qu'il ou elle juge nécessaire quand à la présentation du show, provenant de son travail personnel. Le choix de l'étudiant(e)-critique se portera sur ce qu'il ou elle désire communiquer, publiquement lors de la séance programmée. Le show a lieu dans une salle réservée par l'étudiant(e)-critique, le jeudi matin devant les 3e, 4e et 5e année. Une semaine après, l'étudiant(e)-critique rend un écrit en fonction des échanges, comme trace de son show et le transmet aux autres participants (diffusion, photocopie).

Notes :

Les shows prennent des formes et des formulations très différentes selon les binômes et leurs interactions.
Ce sont des sortes de
show boat, de théâtres flottants, qui je l'espère, flotteront encore. J'utilise la métaphore de la navigation sur Internet et les étudiants-critiques sont les guides de cette navigation, les amplificateurs, ils aident à augmenter, ce qui existe déjà, à nous le faire écouter sur la fréquence qu'ils choisissent.

Cela peut-être parfois l'occasion de produire un nouveau travail, avec ou sans l'autre, avec le public. Souvent, les étudiants découvrent ainsi le travail de l'autre à travers les années qui peuvent être différente suivant le tirage au sort. La communication de l'étudiant(e)-critique n'est pas forcément en accord avec l'étudiant(e)-artiste et peut contribuer à trouver d'autres pistes de travail. L'étudiant(e)-critique divulgue sa compréhension du travail de l'autre, le plus souvent, en le découvrant à l'occasion de ces séances, l'étudiant(e)-critique nous en donne une lecture possible. Le public à l'écoute, les étudiants présents peuvent intervenir pour éclairicir ou comparer leurs points de vue, ce sont des participants concernés. Certains shows sont des sujets de débats qui touchent à l'actualité, de la vie de l'école, de notre société, de faits divers et d'autres peuvent être sans discussions. Tout repose sur l'étudiant(e)-critique, son choix de présentation, son intérêt, sa curiosité pour l'autre, son désir de communiquer, de présenter, d'amener à voir.

Je modère ces séances, qui ne sont pas le lieu d'un match de boxe, puiqu'il n'y a pas de confrontation de deux perceptions, deux travaux d'étudiants, mais un seul présenté par un ou une étudiante. De ce travail d'équipe, il peut se déceler une aide positive et distante quand à la communication d'un travail d'étudiant ou parfois le moment de réajuster ce vêtement, cette interface, que forme la communication pour acceder plus facilement au corps du travail. Le changement de rôle facilite cette distance vis-à-vis de son propre travail personnel. L'intérêt est de construire de façon interactive une analyse, qui si elle est communicative, n'a plus besoin de discours. Les shows s'effectuent dans l'option communication de l'école des beaux-arts, cela accentue sur l'évènement que peut prendre le diplôme, sur sa mise en forme, tout comme un signe nous signal une attitude, une posture, une attention à prendre en compte. C'est le lieu de remarquer quels sont les signes non identifiés à priori qui ajoutent du sens, c'est le moment de décrypter l'importance de nos faits et gestes, les mots employés, la successions des choses et leurs relations, tout ce qui peut donner accès au propos ou tout se qui noie... et pourquoi pas ?

Une sorte d'éducation aux sens dans les espaces où ils choisiront plus tard de passer leurs diplômes. A différents sens, en plus du regard, car dans une école des beaux-arts quel n'est pas le sens le plus éduqué si ce n'est celui de la vue. Avec le multimédia, l'ouïe est sollicité de pair, mais aussi avec les installations, l'espace, le toucher, l'odorat, entrent en jeu, plusieurs sens se stimulent, ce que l'on oublie souvent, en privilégiant la vue, en référence à l'histoire de l'art. Le corps est une chorégraphie.

Une modération d'un ou deux enseignants est importante car elle ne doit pas être signe (c'est aussi signifiant) d'un nouveau bilan, ni être redondante par rapport à cet examen nécessaire, mais être plus détendue. Il se peut que n'ayant plus cette exigence de réussite ou d'obtention d'U.V.(unités de valeur), le manque de pression invite certains, certaines à déserter. Mais par expérience, il advient surtout que ces séances s'avèrent très utiles pour ceux et celles qui expérimentent la "monstration" de leur recherche, pour ceux et celles qui testent un public "détendu". Si je nomme ces séances interactives et si elles ne font pas appel à des logiciels sophistiqués, c'est que d'une part, les étudiants bénéficient d'un parc réseau et de plusieurs cours techniques et d'autre part, la plus importante, c'est que dans ma pratique pédagogique, il me semble important de prendre le temps en parallèle de cours techniques (au mieux au sein même) de comprendre, d'échanger et de se connecter, par la pratique des relations interdisciplinaires et entre les différentes années programmées. De plus, chaque étudiant a ses propres médiums, ses outils préférés, sa façon d'aborder la technique qui justement est riche quand elle se rapporte à une autre utilisation. Bref ces séances déconnectées d'un système complexe tel un réseau de machine, nous permettent d'utiliser des techniques de simultanéité. Par exemple, diffuser à l'aide d'enceinte une interview entre binôme, pendant qu'une projection en slide-show se déroule en mode aléatoire... Ces séances s'adaptent aussi au contexte, localement, là où je les ai expérimentées.

Historique :

Il m'a semblé évident que l'on ne devait plus nier cette finalité instaurée depuis très longtemps, dans nos programmes d'enseignement, les trois quart d'heure de présentation à un jury extérieur, le diplôme homologué des écoles des beaux-arts, pour ne pas être dans une sorte de fatalité face à la difficulté que peut rencontrer un étudiant dans son expression orale, dans sa démonstration.

[Je puise expérience dans mon parcours artistique depuis mon observation lorsque j'étais étudiante à l'école supérieure des beaux-arts de Paris, critique et pédagogue lors de mon diplôme et surtout des 4 années actives à travers la France pour présenter sous formes de démos les activités du collectif téléférique [cyberculture] que j'ai co- initié en 1999]

Je crois que pour correspondre aujourd'hui à une plus heureuse rencontre pour "communiquer" son travail à un jury, l'échange doit être pris en considération et rentrer dans nos grilles de programme pour faciliter ce rendez-vous qui pourrait être une conversation entre chercheurs. Le facteur de "tension" ne serait pas pour autant évacué, tant il est nécessaire et motivant, mais cette confrontation pourrait être moins hiérarchique à ce niveau d'étude, tant nous avons à apprendre des recherches des plus jeunes et à les encourager dans leurs démarches.

Pour reprendre, il n'y a souvent pas assez de rencontres entre les acteurs principaux d'une école supérieure des beaux-arts :
Les étudiants ignorent le travail des plus jeunes et des plus âgés, sortant de l'école, le diplôme en poche sans jamais avoir vu ou été interessé par le travail de ses voisins. Cela pose directement la question du huis clos, auquel, nous sommes, enseignants et étudiants confrontés. L'idéal est que l'étudiant puisse se préparer à sa présentation finale, qu'il puisse choisir de rendre public son diplôme ou de le faire en huis clos. Il est évident que ces cours, les shows, sont conçus pour que le diplôme soit aussi un élément pédagogique pour les autres étudiants qui n'y sont pas encore, et non pas une épreuve de découverte le jour "j", comme si l'objet et l'organisation de son diplôme ne lui avait pas été anoncé depuis son entrée dans l'école.

Il n'y a pas assez d'interaction, pour reprendre un terme à la mode du multimédia, entre les différentes pratiques. Ces séances m'ont permis d'approcher plus facilement les recherches personnelles abordées par d'autres étudiants que l'étudiant lui-même (puisque c'est un "changement de rôle") et aussi de part ma position de "modératrice", de laisser la parole s'échanger plus facilement et simplement entre les étudiants, plutôt que dans un rapport constant de hiérarchie "maître-élève".

Les shows sont l'occasion de tester une mise en scène particulière, spectaculaire ou intime, car le public, les étudiants de toutes années sont là, réactifs, prêt à apprendre, à découvrir de l'autre. L'occasion aussi d'aligner des mots ou bien d'user de stratagèmes pour vaincre une timidité ou une volonté d'être sans commentaire. Il y a là de quoi faire un usage, de modeler des espaces, d'adapter aussi son travail aux espaces et de tester de nouvelles installations, même infimes. Ce sont surtout des moments d'écoutes, ou parfois la parole n'a pas de mots à dire. (Et mon bavardage doit se retenir ;-.)

C'est un moment privilégié, que je tiens à garder et regarder avec d'autres pour faire évoluer ce passage des diplômes qui reste néanmoins marqué par chaque étudiant, avec ou sans échange. Si l'échange pouvait être plus riche que la finalité de l'obtention d'un bout de papier, nous saurions que le réseau peut servir ainsi à tracer son chemin parmi tous ceux qui s'ouvrent à la fin de ces années d'études dans une école supérieure des beaux-arts. C'est dans cette dilution de titre et sous-titre, à travers ce texte, que j'espère que les shows ne se formaliseront pas assez pour devenir une épreuve supplémentaire, mais rester une occasion de se raconter.

Là, s'élabore les éléments de base de ma pédagogie que j'ai pu développer à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers. En m'adaptant localement aux pédagogies de l'option communication, en corrélation avec les autres options (design et art). Car dans l'option communication, des cours enseignés par François Guindon et Martine Châtel, nommés des "blas-blas" avec un principe de réflexion, de pioche de phrase, m'a amené à poursuivre cette idée vers les "shows" et y apporter la 3 D : mettre en espace. Aussi, nos bilans collectifs, avec l'équipe, m'ont permi de leur invoquer cette place, cette matinée, qui pouvait être formatrice, laquelle me l'ont-ils laisser prendre et accueillir comme forme pédagogique existante et prenant part aux autres déjà "hitorigraphiées" dans l'équipe (Alain Manceau, Christian Rouillard, Yves Orillon, Sandrine Jousseaume, François Guindon)

2002-2001 :

J'ai expérimenté ces cours à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers dans ma première année d'arrivée sans que cela soit formalisé autours des notions de rencontres entre étudiants de différentes années dans une même option, en "communication". Il n'y avait pas de réseau techniquement parlant, j'ai commencé par aborder le multimédia par une pratique théorique des nouveaux médias et technique avec des workshop (logiciels "Dreamweaver" "Photoshop", langage HTML, freewares, mailing-list). Ce sont les shows, qui étaient plus sujet de lien dans des options séparées, qui pouvaient rendre compte de muti-médias. Dans cette première année, j'ai pu modérer ces séances et m'apercevoir qu'elles devenaient nécessaire en corrélation avec mes collègues, qu'elles venaient compléter les bilans et être des supports, des entraînements sans pression à la présentation du travail de l'étudiant. J'ai pu aussi m'apercevoir qu'il était préférable pour tout le monde, enseignants et étudiants de formaliser le lieu, la date et l'intitulé de ces rendez-vous. Car beaucoup d'étudiants, malheureusement participent aux cours, qu'à partir du moment où ceux-ci font partie du programme officiel, de l'obtention d'unités de valeur.

2003-2002 :

Une matinée par semaine a été dédiée à ces cours, ce qui au bout de l'année scolaire avec les vacances et les désistements, n'a pas facilité le passage de tous ceux qui souhaitaient être tirés au sort. Mais le réflexe a été pris assez facilement par les 3e année à participer à ces séances. Tandis que les 5e année manquaient à l'appel et les 4e année y participant seulement si l'un d'entre eux était tiré au sort. Cela a pu être l'objet d'essais et de réorientation pour ces 3e année qui passèrent les diplômes à la fin de l'année. Les participations activent sont dues sans doute à une volonté de partager ses recherches et d'en discuter avec des étudiants qui ne se croisent pas beaucoup en définitive dans une même école, dont les pratiques ne sont jamais regardées entre les différentes années. C'est aussi pour acquérir une autonomie critique à l'oral et surtout faire des liaisons à travers différentes recherche personnelle, liaisons entre différentes façons d'utiliser un médium, liaisons entre des formes qui peuvent être semblables et n'avoir aucun rapport dans le fond. Bref c'est avant tout pour les liaisons qu'elle stimulent que ces séances sont appréciées et deviennent riche de sens.

2004-2003 :

J'écris ce texte comme mémoire de mes réalisations pédagogiques de fond, en dehors de tous sujets, exercices visibles sur ce site. La matinée chaque semaine est inscrite dans le programme et la critique toujours "humaine" prend des attitudes très personnalisées. Après ma triste expérience à expliquer ces séances, devant un jury du Concours National de la Fonction Publique pour être titularisée sur mon poste en arts plastiques, discipline "multimédia" et l'agressivité de celui-ci, vis à vis de mes initiatives, je prends soin ici, d'écrire ce travail de 3 ans comme une réelle expérience matérialisée, adaptée au contexte. Cette expérience, justement, vise à ++ d'écoute entre le jury et les autres, qu'il soit nommé pour les diplômes d'étudiants ou les concours d'enseignants. Enseignante, je suis exactement à la même place que ces étudiants face à un jury, quasi le même que le mien pour être titularisée et ainsi je suis bien placée pour réfléchir aux manques des deux côtés, n'étant toujours pas titularisée dans la fonction pour laquelle j'officie, pour laquelle j'apporte un soin particulier. J'espère que les "shows" puissent continuer à apprendre à écouter, dans un sytème complexe et paradoxale, qu'est celui d'une école supérieure de beaux-arts où il serait dommage de ne plus s'entendre, de ne plus lier les traditions d'une institution artistique avec l'apport des nouvelles connexions interdisciplinaires contemporaines.

interactif
(angl. : interactive)
(adj.)
définition MUSIQUE
Relatif à certains logiciels qui permettent à un système informatique musical de réagir en direct, en fonction de programmes préalablement définis, au jeu des interprètes qui vont réagir à leur tour et déclencher de nouvelles répliques, et ainsi de suite. On peut voir dans ce dialogue homme-machine un souci de déréifier l'ordinateur et un défi très stimulant pour des musiciens improvisateurs.

interactivité
(angl. : interactivity) [ accès général ]
définition MULTIMÉDIA
1. Propriété des médias, des programmes et des systèmes liés de façon plus ou moins constitutive à un ordinateur de pouvoir entretenir un dialogue plus ou moins poussé avec l'utilisateur. Les hypertextes et les hypermédias ainsi que les systèmes de réalité virtuelle sont des entités informatiques fondamentalement interactives, qui nécessitent constamment, pour procéder, les réponses des utilisateurs aux choix qu'ils leur offrent par les interfaces logicielles et matérielles qui leur sont propres. Ces réponses relèvent du processus de navigation des utilisateurs dans ces programmes et ces systèmes. Les développements informatiques appliqués à des médias tels le cinéma, la vidéo et la télévision rendent dorénavant possible un certain degré d'interactivité, permettant par exemple aux spectateurs de participer par vote à des débats ou d'influencer le cours d'une histoire en manifestant leurs préférences.
2. Dans le domaine des arts, possibilité pour le spectateur de participer à la réalisation de l'oeuvre. Les artistes intéressés par l'interactivité doivent prévoir un ensemble de possibilités qui laisse une partie de la réalisation de l'oeuvre à l'initiative des spectateurs, de sorte que ces derniers en deviennent les coauteurs.

(Sources >Dictionnaire des arts médiatiques © 1996, Groupe de recherche en arts médiatiques - UQAM)

http://www.comm.uqam.ca/~GRAM/

© Sonia Marques - cours <êtrAngers> Tous droits réservés

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