Espace de recherche des cours de multimédias
de l'enseignante Sonia Marques
à l'école supérieure des beaux-arts d'Angers
72, rue Bressigny
49100 Angers / France

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Ecritures poétiques
Ce cours fait suite au sujet <peauxM>
Voici une sélection de notre étude

DU CALLIGRAMME de Jérôme Peignot
Dossier graphiques du chêne - 1978

Le terme calligramme a été lancé seulement en 1918 par Apollinaire pour désigner certains des poèmes qui devaient donner son titre au recueil. Le poète avait d’abord songé à appeler ces poèmes « idéogrammes lyriques », lui qui, dès sa jeunesse, s’était intéressé aux caractères chinois, entre autres, comme exemples de synthèses entre le mot et le dessin (l’idéogramme pouvant être défini comme un mot dessiné). Mais ici il s’agit de vers, de poèmes entiers qui, sans s’en inspirer directement, s’inscrivent dans la tradition de ce qui a été appelé au Moyen Âge carmina figurata : « vers figurés » ou « poèmes figurés ».

 

© Ces dessins sont tirés du livre CALLIGRAMME


Coeur.
Evocation de sentiments à l'égard de Molinus.

 

Sandale ailée faisant référence au dieu Mercure,
protecteur des commerçants et des voyageurs.


Calice dédié à Molinus

Tour fortifiée.

 


Bouteilles.
Angot de l'Eperonnière.


Chanson Baude Cordier
Manuscrit du XIVe siècle



"Zinnia".
Mary Ellen Solt.
Solt est née en 1920 aux U.S.A. Influencée par l'esthétique brésillienne de l'art de William Carlos Williams, notamment dans la composition de ses "Poèmes fleurs"

 



"Forsythia".
Mary Ellen Solt.

 


"Les sept dons du Saint-Esprit énumérés par le Prophète Isaïe".
Sagesse, intelligence, force, science, piété, crainte des dieux



"La gare Saint-Lazare" Exercices typographiques de Jacques Carelman (1929) pour les exercices de style de Raymond Queneau (Gallimard 1963)



Calligraphie d'Amentii Gemisi. Extrait d'un film turc.
(Histoire d'amour)
Cf. Abdelkebir Khatibi et Mohammed Sijelmassi, l'Art calligraphique arabe. Le Chêne éd. Paris, 1976.


"Revolver II".
Alan Riddell.
Riddell est né en Grande-Bretagne en 1927. Fondateur et directeur de la revue poétique Lines. Il a publié de nombreux livres de poésie non visuelle et des poèmes visuels à Buenos Aires, Amsterdam...


Labyrinthe. Clément Perret, Calligraphe bruxellois.
Edition consultée : Excercitatio Alphabethica Nova 1569.


Ecriture persane. Bismala.

Calligramme en persan. Ecriture classique taaliq en petits caractères et écriture proche du thuluth formant le corps du cavalier et de sa bête.

 

"Portrait de Beethoven". Bayale.
Exposé à la Haye en 1973

"Sûra 112". Composée en miroir.
Turquie, XIXe siècle.

 

TYPOESIE de Jérôme Peignot
Imprimerie Nationale - 1993

Anthologie de poésie typographique. Typoésie, genre poétique regroupant des compositions typographiques, dont la particularité est que le fond et la forme y sont rigoureusement indissociables. Héritier de la célèbre lignée de fondeurs de caractères, Jérôme Peignot rend hommage à la poésie visuelle, apparue en Allemagne dans les années cinquante avec Gomriger, Mon et Rühm, et à tous les typographes, poètes, plasticiens et musiciens habiles à s'introduire entre le visible et le lisible. Typoésie reproduit intégralement trois publications introuvables : le catalogue de présentation du Bifur de Cassandre par la fonderie Deberny et Peignot sur un texte de Blaise Cendrars (1929) ; Ils étaient trois hommes par Guy Lévis-Mano (1933) ; Hépéril éclaté, poème de Camille Bryen mis en forme par Raymond Hains et Jacques de La Villeglé (1953).

Quatrième de couverture de TYPOESIE :

"Que les lettres de l'alphabet soient indispensables à la manifestation de la pensée est certain. Pourtant, nombreux sont ceux qui l'oublient ou le nient. Cet ouvrage regroupe des compositions tant littéraires que plastiques dont le dénominateur commun est tel que le fond et la forme y sont rigoureusement indissociables, ce qui n'est pas le cas des calligrammes. Il fallait donc trouver un terme adéquat pour les désigner. Avec ce mot TYPOÉSIE qu'il a forgé et auquel il a donné l'aspect graphique reproduit sur la page de titre, Peignot met en évidence l'existence d'un genre poétique à part entière. Pour montrer que cette poésie se manifeste en ayant recours aussi bien aux lettres et à la ponctuation qu'aux chiffres et aux notes, cette anthologie est divisée en cinq parties: Typographie, Poésie visuelle, Chiffres, Peinture, Musique. Regroupant des oeuvres typographiques de premier plan, comme celles de Zwart, le Bifur de Cassandre ou les somptueuses trouvailles de l'Américain Lubalin, le chapitre intitulé "Typographie" démontre que les premiers à générer la poésie sont les caractères eux-mêmes.Peignot rend hommage ensuite à la poésie visuelle apparue en Allemagne dans les années cinquante avec Gomringer, Mon et Rühm. Des poètes brésiliens, Pignatari et les frères Campos, en ont fait peu après de véritables chefs-d'oeuvre. Puis ce fut le tour des poètes italiens, britanniques, espagnols et américains d'enrichir la typoésie, devenue avec eux un nouveau mode d'expression tantôt contestataire tantôt publicitaire. Peignot avoue sa fascination pour les typoèmes d'Ockerse, de Solt, de Williams et de Xisto qui, par leur perfection plastique, témoignent que, d'abord composée d'idéogrammes, après 3500 d'existence alphabétique, l'écriture y revient. Ainsi, des poètes tels Dotremont, Roubaud ou Crombie se montrent à ce point habiles à s'introduire entre le visible et le lisible, qu'on ne sait plus de quel art relève leur s oeuvres: de l'art graphique ou de la poésie. Le troisième chapitre est consacré aux typoèmes de nombres. De cet ensemble ressort qu'en effet les mots comptent. Ensuite, Peignot regroupe les typoèmes de peintres qu'il a découverts à la faveur de ses recherches. Ce faisant, il atteste qu'Adami, Dupuy, Fauconnet, Hains, Kolar ou Melin sont capables de rivaliser d'adresse avec Duchamp, El Lissitzky, Magritte ou Matisse. Enfin dans " Musique ", Typoésie réunit quelques-uns des plus beaux typoèmes musicaux connus à ce jour. J.-S. Bach, Gounod, Pobst, Ravel, Schönberg, Webern, chacun à sa manière, nous assurent que, même sur le plan visuel, il est possible de faire revenir l'abstraction musicale au berceau du concret, chaque compositeur se mettant à la portée de ceux qui ne lisent pas les notes. Chaque fois que le besoin s'en est fait sentir, Peignot s'est référé aux explications que les auteurs ont fournies sur leur oeuvres. Ainsi on trouvera des textes de Leiris, Cassandre, Guy Levis Mano, Raymond Gid, El Lissitzky, Pierre et Ilse Garnier, Excoffon, Dotremont... et Alexandre Sorel pour ce qui concerne la musique. D'un bout à l'autre de Typoésie, les oeuvres se répondent, elles contribuent à l'élaboration moins d'une anthologie, au demeurant infaisable tant la matière est riche, que d'un livre d'auteur."

http://jeromepeignot.free.fr/

 

© Ces dessins sont tirés du livre TYPOESIE



Ronde de noirs et de noires
Equilibristes, grimaces, pantomime animée
Redoubler de vitesse à chaque retour du refrain
Les dièzes sont figurés par des araignées ou tarendules
Grandville.



Rémy Peignot, Univers, 1960

René Fauconnet, Divertissement mécanographique, 1961


René Fauconnet, Divertissement mécanographique, 1961


René Fauconnet, Divertissement mécanographique, 1961.

René Fauconnet, Divertissement mécanographique, 1961

Avec la mécanographie de Fauconnet, nous ne sommes pas loin de l'ART ASCII, dont voici l'histoire ci-dessous :

                             /\  //\\
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http://www.chris.com/ascii/

http://www.ascii-art.de/

L'art ASCII

L'ASCII (American Standard Code for Information Exchange, prononcer "à ski") est la table de codage des caractères habituelle (quand elle est codée sur 7 bits) proposée en 1963. L'art ASCII, c'est l'art de faire des dessins ou des logos avec les caracteres ASCII. Cette forme de création graphique s'est réellement développée dans la fin des années 80 avec l'explosion des BBS (Bulletin Board System), principalement pour illustrer les différentes pages proposées. De nos jours, et bien que des BBS existent encore et toujours, cette forme d'art est principalement utilisée d'une part dans les fichiers "file_id.diz" ou encore "readme.txt" accompagnant les demos. Les caractères les plus utilisés sont les slach (/), anti-slach (\), underscore (_), plus (+), moins (-), trait vertical (|) et point (.). Un peu considéré comme un tag digital ...


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The Ascii History

http://www.thuglife.org/


The ASCII code was created in the early 1960s, but was standardized in 1968 (it become a United States goverment standard). Early ascii art is seen on BBSes and seen in packs by underground ascii/ansi groups. ASCII is an acronym for the American Standard Code for Information Interchange. In the 1960s there were many data communication codes that were competing for the US Standard, but ASCII won that competition as it had the PC Standard.
ASCII was defined by the American National Standards Institute (ANSI) in 1968 as "ANSI Standard x3.4". It has also been described as ISO 636. It is a 7-bit code that has a maximum of 128 characters.
I would think that the real start of ASCII art was with the beginning of the BBS Softwares, but it took real off with the beginning of the Internet we know today. Internet was in the beginning (around 1960) meant to be for military purposes only, but it expanded to include universities and other educational institutions. In early 1990's, the World Wide Web was developed in the Switzerland. HTML (Hyper-Text Mark-Up Language) was first used there. People use the Internet mostly for emails (which is pure text, except for the new version of Outlook), ftp, irc and looking at web pages. They are all text if you dig hard enough. ASCII art was used to create diagrams and charts. It was also used for "fun" and to enhance and liven up the plain text messages (with small ascii animals or smileys).
ASCII art is also been used in the BBS (bulletin board system) scene and in the underground art groups. BBSs were developed in 1978 and became quite popular in the early 1980s. MUDs (multi-user dungeons) and MUGs (multi-user games) also became quite popular in the early years of the internet. These are all text based applications. So, if someone wanted to include a picture or diagram, it had to be created from text. Even today, BBSs, MUDs, and MUGs exist (many are still text based).
ASCII art is also used on mIRC (Internet Relay Chat). There are a number of chat channels that scroll colorized "ASCII" pop-ups or pictures. Often the pop-ups include the "extended" characters. This is rarely a problem since users are tied into the same mIRC software.
I would personal divide ASCII art into 2 main groups, the underground ascii and the mainstream ascii. The mainstream ascii refears to 2 styles of ascii and this is "line style" and "solid style". As you can see, "line styles" looks very similar to what we at the underground ascii scene refers to as "Oldschool" and "solid style" looks similar to "Newschool". The underground ascii scene also have "Block" style which is mostly ansi art without color (or similar). Block ascii is often used in nfo files for release groups. Oldschool and Newschool are often used for file_id.diz's, on bbs'es, on ftp sites and on shells as motd files.
I don't think ASCII art would die, not as far as people use it in Email, Ezines, on BBS'es, in MUDs/MUGs, and on MIRC, in webpage development, used in magazines, in advertising and on telnet and ftp sites, among others.

 

VUC KOSIC
Les œuvres de l'artiste Slovène Vuk Cosic, qui utilisent le jeu de caractères Ascii pour ses qualités plastiques.
On lui doit semble-t-il la paternité du mot « net art ».

http://www.ljudmila.org/~vuk/ascii/unreal/

1997-2000

http://www1.zkm.de/~wvdc/ascii/java/

http://www.ljudmila.org/~vuk/ascii/

"L'utilisation des caractères ASCII dans ces oeuvres découle d'un parti pris de l'artiste pour le low tech et fait référence aux origines de l'art conçu par ordinateur et au fondement de la communication sur Internet. Elle rappelle certains idéaux, comme la volonté d'universalité liée à la constitution de ce code et les promesses d'accessibilité de cette technologie. Un tel retour en arrière se veut aussi une réponse critique face à la course effrénée aux technologies nouvelles et à la consommation incessante qu'elles exigent des utilisateurs.
Ce qui distingue les contemporary ascii d'une tradition d'images réalisées à l'aide de ces caractères depuis les débuts de l'art informatique, (même s'il faut ici souligner la virtuosité, et souvent l'humour, avec laquelle certains de ces artistes ont su employer ces symboles pour créer des images) c'est la conscience historique qui fonde ce projet et le recul qu'il démontre par rapport à l'environnement multimédia qu'est maintenant le Web. Avec le temps, le Web est devenu bien autre chose qu'un outil de communication, il accueille des documents audiovisuels forts variés, des couches d'information d'origines diverses qui se superposent à une instrumentation de base assurant les opérations fondamentales et spécifiques à cette technologie. Les contemporary ascii de Vuk Cosic, en faisant réapparaître ainsi le code dans l'univers même de l'image, invitent à réfléchir sur ce nouvel environnement, sur la disparition progressive de ses origines. Comme le souligne Lev Manovich dans un des excellents textes accompagnant ces oeuvres, l'usage des caractères ASCII tel qu'effectué par Vuk Cosic rend visible le code abstrait et l'image, tous les deux à la fois, il offre une double visibilité. L'artiste propose ainsi de reconsidérer le rapport entre le langage et le visible, de déjouer la domination du visuel sur l'écrit, telle qu'elle s'exerce de plus en plus sur le Web.
Ce qui caractérise également cet ensemble d'oeuvres, c'est la rencontre d'un grand nombre de techniques et de moyens de représentation, les passages des uns aux autres qu'effectue l'artiste, tous réunis par l'utilisation des caractères ASCII, comme si ce projet pouvait venir à bout de leurs différences et permettre le mariage de technologies "anciennes" et nouvelles. Il fait référence à l'ambition de l'univers numérique de prendre en compte le monde et met ainsi en évidence l'utopie qui veut que la convergence ultime des médiums puisse s'accomplir au sein de celui-ci. L'aspect obsessif du projet l'entraîne toutefois dans une zone de dérision, l'entreprise démesurée rejoignant l'absurde et faisant émerger le côté illusoire de ramener les modes de représentation à une forme désuète."

EXTRAITS du magazine électronique http://www.ciac.ca/magazine/archives/no_12/oeuvres.html

 

 


MAEDA@MEDIA - Journal d'un explorateur du numérique
de John Maeda - Thames and Hudson - 2000

Pendant près de 500 pages, John Maeda évoque ses créations, ses aspirations, ses inspirations et ses réflexions. Son livre, maeda@media s'appréhende de multiples manières : roman, encyclopédie du graphisme, autobiographie, recette de cuisine (un passage est consacré à la fabrication du tofu : ses origines japonaises) Cet ouvrage, réalisé avec trois sortes de papier, ressemble finalement à un tableau de bord de l'auteur, tel un témoignage des évolutions du graphisme ou une ode à l'informatique."Qu'on lui ordonne de former dix mille cycles ou juste quelques centaines, l'ordinateur ne se plaint jamais. Il exécute toujours ce qu'on lui demande".

John Maeda est né en 1966. Graphiste et programmeur américain d'origine japonaise, il a travaillé pour de nombreuses marques prestigieuses, notamment Sony et Shiseido. Enseignant au MIT (Massachusetts Institute of Technology), il est vénéré par des légions d'infographistes car il est le premier à avoir vraiment compris le potentiel visuel que pouvait avoir un ordinateur. Pédagogue chaleureux et plein d'humour, chercheur et vrai poète de l'octet, ses réflexions poussées sur la création digitale font de lui l'un des rares penseur et acteur de l'art numérique. En effet, en tant qu'artiste numérique, il ne considére pas l'ordinateur comme un substitut du pinceau et de la peinture, mais comme un média artistique à part entière. Il a fondé son propre studio de recherche expérimentale en 1996 (ACG, aesthetics & computation group) et ses travaux et experiences ont déjà reçu de nombreux prix. Dans l'ouvrage intitulé Maeda@media, il nous expose ses travaux, et sa vision graphique du monde.

http://www.maedastudio.com/

 

© John Maeda

 


absolut ad for I.D. magazine
march / april 1999 issue
© john maeda
courtesy bangert verlag

'summer' for seibu
© john maeda
courtesy bangert verlag


'helvetica', detail
cover for the book 'dynamic form'
© john maeda
courtesy bangert verlag

graphics for sawaya & moroni, detail
© john maeda
courtesy sawaya & moroni

 

Augusto de Campos

http://www.uol.com.br/augustodecampos
http://www.ubu.com/historical/decampos_a/decampos_a.html
http://www.imediata.com/BVP/Augusto_de_Campos/index.html


 
Augusto de Campos, né en 1931, poète, traducteur et essayiste, est l’un des fondateurs du mouvement international de la poésie concrète dans les années 50. La plupart de ses poèmes sont regroupés dans les recueils Noigrandes 1 à 5 (1956-62), Poemobiles (1968), Caixta Preta — Caisse Noire — (1975), Viva Vaia (1979), Expoemas (1985) et Despoesia (1994). Il s’est spécialisé dans la traduction d’auteurs d’avant-garde : Ezra Pound, James Joyce, e.e. Cummings, Gertrude Stein, Maïakovsky... Il a également publié des volumes de traductions et d’essais sur Mallarmé, Rimbaud et les symbolistes français, Hopkins, Rilke, Donne, les poètes métaphysiques, Dante, les anciens troubadours provençaux (Arnaut Daniel). Depuis 1990, il crée des poèmes d’animations poétiques sur ordinateur. Il a montré ses animations digitales (« clip-poèmes ») dans l’exposition « Art en ordinateur », à São Paulo, en 1997. Il a aussi publié Musica de linvençao (Musique d’invention), 1998, sur la musique radicale des Troubadours à Scelci. Une anthologie « verbovocovisuelle » de ses poèmes et traductions, avec traitement sonore et musical de Cid Campos, est sortie en 1995 — le CD « Poesia é Risco » (Poésie est risque), livre-disque tiré du spectacle multimédia qui porte le même titre.

 

Joan Brossa (1919-1998)
http://www.joanbrossa.org/
http://www.joanbrossa.org/obra/brossa_obra_poesia_visual_llistat.htm


 
Il s'agit de l'un des poètes catalans les plus féconds du XXe siècle. Il a commencé à écrire sous la baguette du poète J. V. Foix et du peintre Joan Miró. Continuateur des avant-gardes pendant la seconde moitié du siècle, il cultiva les formes classiques et traditionnelles comme la « poésie scénique » et la poésie visuelle, depuis l'automatisme jusqu'à la poésie civile. Bon nombre de ses poèmes ont été traduits en français, en l'allemand, en l'anglais, en l'italien, en néerlandais et en suédois, mais c'est son côté d'artiste plastique qui lui a sans nul doute donné une plus grande projection internationale.

 

OULIPO

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oulipo

OULIPO est l'acronyme d'OUvroir de LIttérature POtentielle. Premier d'une longue série d'ouvroirs rassemblés sous le terme Ouxpo, l'Oulipo est une association fondée en 1960 par l'écrivain et poète Raymond Queneau et le mathématicien François Le Lionnais, d'abord fondée sous le nom de SLE (Sélitex: séminaire de littérature expérimentale). La première réunion de l'Oulipo eut lieu le 24 novembre 1960.

Cette association comprend des écrivains, certains célèbres tels Italo Calvino ou Georges Perec, mais aussi des personnalités ayant une double compétence comme les mathématiciens et écrivains Jacques Roubaud ou Claude Berge. Considérant que les contraintes formelles sont un puissant stimulant de l'imagination, l'Oulipo s'est fixé plusieurs objectifs résumés par la distinction en deux courants :
- un courant synthétique, chargé d'imaginer et d'expérimenter des contraintes littéraires nouvelles, comme le résume une de leurs propres définitions :« Oulipiens: rats qui ont à construire le labyrinthe dont ils se proposent de sortir. »
- un courant analytique, chargé de rechercher les « plagiaires par anticipation ». Plus clairement, le but est d'étudier les œuvres du passé à la lumière des nouveaux moyens créés par le courant synthétique.

Le courant synthétique est le plus actif et surtout le plus spectaculaire. On lui doit notamment l'invention de +la méthode S plus n, la littérature combinatoire, qui permit à Raymond Queneau d'écrire Cent mille milliards de poèmes mais aussi de poèmes booléens basés sur la théorie des ensembles ou de « poèmes à métamorphoses pour rubans de Möbius »...
Le courant analytique a produit des œuvres historiques comme une histoire du lipogramme par Georges Perec mais aussi une analyse formelle de la relation « X prend Y pour Z » et son application à différents styles littéraires parmi d'autres études.
Les premiers travaux de littérature potentielle ont été publiés par le Collège de 'Pataphysique, science à laquelle Alfred Jarry a voué son existence.

l existe d'autres ouvroirs : par exemple l'ouvroir de musique potentielle (Oumupo), l'ouvroir de bande-dessinée potentielle (Oubapo), tous basés sur le principe de l'Ou-X-Po.

+La méthode S + n est une méthode de création de textes littéraires inventée par l'Oulipo et consistant à remplacer dans un texte source chaque substantif par le énième substantif qui le suit dans un dictionnaire donné.
Pour exemple, voici ce que donne le paragraphe précédent auquel on applique la base S + 5 sur base du Petit Larousse grand format édité en 1992 :
Le méthylène S + n est un méthylène de créature de thaïlandais littéraires inventé par l'Oulipo et consistant à remplacer dans un thaïlandais sourdingue chaque substratum par le énième substratum qui le suit dans une didactique donnée.

A voir :
http://www.cetteadressecomportecinquantesignes.com/
http://www.barbery.net/oulipo/lipo.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lipogramme

Un lipogramme est un texte d'où sont délibérément exclues certaines lettres de l'alphabet. La notion a été inventée au sein de l'Oulipo. Le mot lipogramme vient des racines grecques leipein (enlever, laisser) et gramma (lettre).
Les lipogrammes littéraires les plus célèbres sont les romans de Georges Perec La disparition, écrit sans utiliser la lettre e, et Les revenentes, dans lequel e est au contraire la seule voyelle utilisée! Aussi incroyable que cela paraisse, « La disparition » a été traduit en anglais et en espagnol, et leurs traductions sont aussi des lipogrammes !
Un lipogramme qui n'utilise qu'une des cinq voyelles de alphabet, s'appelle un « monovocalisme ». Et celui qui en utilise seulement deux, un « bivocalisme ».
On appelle « lipogrammatiste » un écrivain utilisant un tel procédé. Perec affirme que le plus vieux lipogrammatiste est un certain Laos d'Hermione (VIe siècle av. J.-C.) qui composa deux poèmes sans utiliser la lettre sigma.
Lorsque ni les claviers d'ordinateur ni les imprimantes ne possédaient de lettres accentuées, on s'efforçait parfois de rédiger des présentations en lipogrammes excluant ces dernières. La concision n'y gagnait certes pas, mais l'exercice se révélait stimulant.
La plupart des langues artificielles sont en fait des lipogrammes. D'abord deux exemples : en portugais, le b et le v se confondent à l'oreille ; en chinois, le r n'existe pas. Une nouvelle langue espérant attirer ces clients potentiels éliminera celles-là... ou d'autres. Inconvénient : les racines d'origine des mots sont alors moins apparentes. On peut dans ce cas considérer même que tout langage, quel qu'il soit, est lipogrammatique : l'hébreux n'utilise pas les lettres de l'alphabet glagolitique, les langues latines n'utilisent pas les hiéroglyphes, etc.
Tout le texte précédent est par exemple un lipogramme en « k », « w » et « z ».

 

Des liens tous frais !

Suite à quelques échanges, voici des liens de Nathalie Magnan à ce propos, enseignante à Dijon, sur son site : http://dijon00.free.fr/CG/ des "digi-mots" :

©"Listening post" de Mark Hansen and Ben Rubin américains
[l'installation présentée lors de l'exposition "Confluences" à Villette numérique en septembre 2004]
http://www.villette-numerique.com/2004/pages/index.php?pg=21&auteur=Mark+Hansen+et+Ben+Rubin
http://www.earstudio.com/projects/listeningpost.html?middle=listening_statement.html

©"Text Rain" une installation de Camille Utterback & Romy Achituv de 1999, à découvrir :
http://www.camilleutterback.com/textrain.html
voir aussi tous les projets d'installations interactives de cette artiste américaine Camille Utterback http://www.camilleutterback.com/index.html

Et tous les films engagés de Young-Hae Chang (montrés aux 2e année) artiste corréenne
http://www.yhchang.com/

D'autres liens seront ajoutés ici, au fur et à mesure :

(photo d'un visiteur dans l'installation)
"Rage Love Hope Despair" (2004) une installation de Charles Sandison présentée aussi lors de l'exposition "Confluences" à Villette numérique en septembre 2004
http://www.villette-numerique.com/2004/pages/index.php?pg=21&auteur=Charles%20Sandison

 

Dossier réalisé par Sonia Marques (2005)